24/09/2026

Bab al-Mandab aux mains des Houthis : un nouveau rapport de force au Yémen

Par l'Unité d'analyse politique de l'ACRPS
Carte Yémen
© Yemen Political Map par Peter Hermes Furian, via AdobStock

Les Houthis ont étendu leur emprise sur la côte yéménite de la mer Rouge jusqu’au détroit de Bab al-Mandab, modifiant profondément le rapport de force sur le terrain. Cette avancée s’explique autant par les divisions et les faiblesses des forces gouvernementales que par la capacité des Houthis à concentrer leurs moyens sur un axe stratégique. Elle pourrait également modifier les équilibres régionaux en donnant au mouvement un poids accru sur l’une des principales voies maritimes de la région.

Le 11 septembre 2026, Ansar Allah (les Houthis) a annoncé avoir pris le contrôle de six districts dans les gouvernorats de Taëz et d’Hodeïda, au sud-ouest du Yémen, soit une zone d’environ 5 400 kilomètres carrés. Cette avancée fait suite au retrait des forces fidèles au gouvernement reconnu par la communauté internationale.

Parmi les territoires concernés figurent le district de Mokha et son port stratégique, ainsi que plusieurs îles, dont Mayun (Brem), au cœur du détroit de Bab al-Mandab, et l’archipel de Hanish, au nord du détroit. La perte de cette portion de la côte sud-ouest constitue le changement le plus important sur les lignes de front entre les Houthis et les forces gouvernementales depuis la trêve parrainée par les Nations unies en avril 2022[1].

Cette offensive rompt ainsi plusieurs années de relative accalmie sur les principaux fronts yéménites. La rapidité de l’effondrement des positions gouvernementales dans cette zone stratégique interroge sur les facteurs qui ont permis aux Houthis de progresser aussi rapidement, mais aussi sur les conséquences de cette nouvelle configuration pour le rapport de force au Yémen et les équilibres régionaux. L’analyse de ces événements conduit ainsi à revenir sur les circonstances de la reprise des combats, les causes de l’effondrement des forces gouvernementales et la portée stratégique du contrôle de Bab al-Mandab.

Le contexte de la reprise des combats

Unité d’analyse politique de l’ACRPS

L’Unité d’analyse politique est un département du Arab Center for Research and Policy Studies (Doha) consacré à l’étude de l’actualité dans le monde arabe. Elle vise à produire des analyses pertinentes utiles au public, aux universitaires et aux décideurs politiques de la région et du reste du monde. En fonction des questions débattues, elle fait appel aux contributions de chercheurs et de spécialistes du ACRPS ou de l’extérieur. L’Unité d’analyse politique est responsable de l’édition de trois séries de publications scientifiques rigoureuses : Évaluation de situation, Analyse politique et Analyse de cas.

La reprise des combats remonte à un incident survenu en juillet 2026 autour d’un avion de la compagnie iranienne Mahan Air. L’appareil transportait une délégation houthie à Téhéran pour assister aux funérailles du Guide suprême, Ali Khamenei. À son retour, le gouvernement yéménite a tenté d’empêcher son atterrissage, accusant les Houthis d’y transporter des armes et des experts iraniens[2]. Des frappes attribuées aux forces gouvernementales ont ensuite visé la piste de l’aéroport de Sanaa, obligeant l’appareil à se poser à Hodeïda avant de repartir vers l’Iran[3].

Les Houthis ont ensuite intensifié les tensions. Fin juillet, ils ont annoncé une interdiction de navigation visant les navires saoudiens et commencé à prendre pour cible des pétroliers du royaume. Leur présence dans la région s’était accrue après le transfert des exportations de pétrole saoudiennes de Ras Tanura, dans le golfe Persique, vers Yanbu, sur la mer Rouge, à la suite de la fermeture du détroit d’Ormuz. Les Houthis ont également multiplié les attaques contre les bases militaires et les infrastructures stratégiques saoudiennes dans l’ouest du pays, ainsi que contre le port de Mokha, au moyen de missiles balistiques, de drones et de bateaux sans pilote.

La poursuite de ces actions pouvait suggérer une coordination avec l’Iran destinée à accentuer la pression sur l’Arabie saoudite en renforçant le contrôle des principales voies maritimes de la région, du sud de la mer Rouge au détroit de Bab al-Mandab et au détroit d’Ormuz. Plusieurs éléments viennent toutefois nuancer cette lecture. Six mois se sont écoulés entre le début de la guerre menée par les États-Unis contre l’Iran, le 28 février, et l’ouverture de ce nouveau front. Surtout, les Houthis ont affirmé que leur prise de contrôle du détroit de Bab al-Mandab n’affecterait pas la liberté de navigation en mer Rouge[4].

L’ouverture de ce front semble donc répondre d’abord à des considérations propres aux Houthis. L’Iran a néanmoins cherché à s’y associer politiquement, dans le cadre de sa stratégie visant à accentuer la pression sur l’administration de Donald Trump et à faire monter les prix du pétrole avant les élections de mi-mandat américaines. L’offensive houthiste peut ainsi être comprise comme une manœuvre préventive visant à contenir l’avancée des forces gouvernementales, qui cherchaient elles-mêmes à modifier le rapport de force en profitant de la situation créée par la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran.

Les préparatifs du gouvernement yéménite allaient dans ce sens. Ils apparaissaient notamment dans les déclarations de responsables annonçant l’imminence de la « bataille décisive qui libérera Sanaa », ainsi que dans l’accélération des efforts visant à reconstruire l’armée yéménite et à renforcer ses capacités, dans le cadre de ce qui était présenté comme « une préparation à la phase suivante, au cas où les milices houthistes refuseraient les solutions pacifiques[5].

Les Houthis ont ainsi pris l’initiative du calendrier et du théâtre des opérations. Ils ont commencé à cibler la ville de Mokha dès le 9 août 2026, avant d’élargir, le 3 septembre, leurs opérations aux fronts de Hayth, Jebel Ras, Maqbina, Al-Kadaha et Al-Barh, puis à Jabal Habashi, Mawza’, Al-Wazaya, Al-Khokha, Al-Mokha et Dhu Bab. Ils ont finalement pris le contrôle des principales zones stratégiques de la côte sud de la mer Rouge yéménite, notamment du détroit de Bab al-Mandab et des îles yéménites qui en contrôlent l’accès.

Les causes de l’effondrement des forces gouvernementales

L’effondrement des forces gouvernementales et leur retrait sur plus de 120 kilomètres le long de la côte sud-ouest du pays s’expliquent par la combinaison de plusieurs facteurs. Le premier est la fragmentation politique et militaire du camp opposé aux Houthis, notamment en raison de la rivalité entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis au Yémen au cours des dernières années. À cette rivalité se sont ajoutés les désaccords entre les différentes forces engagées contre les Houthis, qui ont empêché la constitution d’une armée yéménite unifiée. La multiplicité des objectifs, des autorités de référence, des intérêts et des loyautés a ainsi durablement affaibli la cohésion du camp gouvernemental.

Cette rivalité a donné lieu à de nombreux affrontements armés au sein même de la coalition anti-Houthis, depuis les événements d’Aden en 2019[6] jusqu’aux affrontements qui ont éclaté au début de 2026, lorsque les forces du Conseil de transition du Sud, soutenues par les Émirats arabes unis, ont tenté d’expulser les forces gouvernementales, soutenues par l’Arabie saoudite, des gouvernorats d’Al-Mahra et d’Hadramaout. Ces affrontements se sont soldés par une intervention militaire saoudienne ayant entraîné la dissolution des forces du Conseil de transition et le retrait définitif des Émirats arabes unis du Yémen[7].

La fin de cette confrontation n’a toutefois pas permis de restaurer la cohésion des forces gouvernementales. Bien que le conflit dans le sud ait semblé se résoudre en faveur du gouvernement, les différentes factions engagées contre les Houthis, notamment à Taëz et dans le sud de la côte ouest, ont continué à fonctionner de manière fragmentée. Cette situation s’est notamment manifestée dans les relations entre les forces chargées de l’axe de Taëz et celles de la « Résistance nationale », créée sous l’égide des Émirats arabes unis et placée sous le commandement du colonel Tarek Saleh. Cette dernière est composée des Gardiens de la République, des brigades de la Résistance de Tihama et des Zaraniq, ainsi que de trois brigades appartenant aux Forces des Géants[8].

Cette fragmentation s’est doublée de faiblesses opérationnelles. Les forces gouvernementales ont manqué de soutien aérien et de ravitaillement logistique au cours des premières phases des affrontements avec les Houthis. Ceux-ci ont profité du retard du soutien aérien destiné aux forces gouvernementales pour étendre leurs opérations militaires, entraînant des effondrements massifs dans les rangs de ces dernières[9].

D’autres facteurs ont également réduit la capacité des forces gouvernementales à résister à l’offensive houthiste, qui semblait coordonnée et soigneusement planifiée. La corruption systémique au sein des forces gouvernementales s’est notamment traduite par une surestimation des effectifs inscrits sur les listes de paie par rapport au nombre réel de militaires présents sur le terrain[10]. Les facteurs géographiques, locaux et tribaux ont également pesé sur l’issue de la bataille. La plupart des commandants des forces gouvernementales déployées dans la région n’en étant pas originaires, leur capacité à établir des réseaux locaux susceptibles de soutenir leur présence sur place s’en est trouvée limitée[11].

À ces faiblesses structurelles et opérationnelles s’est ajoutée la pression exercée par une offensive houthiste concentrée sur la côte ouest. Les forces gouvernementales ont dû faire face à une charge défensive qui dépassait leurs capacités, compte tenu de la supériorité numérique et qualitative des Houthis et de la puissance de feu déployée lors de leur offensive. Les fronts ouverts à Marib et dans la province d’Al-Jawf afin de soulager la pression sur le front côtier n’ont pas eu un impact suffisant pour freiner l’avancée des Houthis vers le sud de la côte ouest ou couper leurs voies d’approvisionnement. À cela s’est ajoutée la lenteur de l’acheminement des renforts et du soutien aérien.

Les forces gouvernementales se sont ainsi trouvées confrontées à un adversaire déterminé, bénéficiant d’un commandement centralisé et solide, ainsi que d’une supériorité dans certains types d’armements qu’il a pu se procurer auprès de l’Iran malgré le blocus qui lui est imposé[12] . L’offensive houthiste a donc exploité à la fois les divisions du camp adverse, ses faiblesses opérationnelles et les avantages militaires dont disposaient les Houthis.

Les conséquences politiques, militaires et régionales de la prise de contrôle de Bab al-Mandab

La conquête par les Houthis de la côte sud de la mer Rouge a des conséquences qui dépassent largement le seul théâtre des opérations. Leur portée dépendra toutefois de la capacité du mouvement à conserver les territoires conquis et de la nature des réactions qu’il suscitera, au Yémen comme à l’étranger.

Sur le plan politique

La conquête de zones stratégiques dans le sud-ouest du pays constitue un revers majeur pour le gouvernement yéménite et modifie le rapport de force qui l’oppose aux Houthis. Outre l’affaiblissement de sa position sur le plan intérieur, le gouvernement perd une partie de sa capacité à négocier avec les puissances régionales et internationales en tant que partie contrôlant l’un des détroits maritimes les plus importants de la région et du monde, par lequel transite environ 12 % du commerce mondial[13].

À l’inverse, cette nouvelle emprise confère aux Houthis une capacité accrue à négocier avec les États dont les intérêts sont liés à ce passage maritime stratégique, voire à influer sur la position de certains d’entre eux à l’égard du conflit yéménite. S’ils parviennent à conserver Bab al-Mandab, ils pourraient ainsi renforcer leurs relations avec la communauté internationale en tant qu’acteurs exerçant de facto leur autorité sur le détroit.

La disparition des forces de la Résistance nationale, placées sous le commandement de Tarek Saleh, constitue également un gain politique important pour les Houthis. Elle élimine un adversaire de premier plan issu d’un milieu resté fidèle au défunt président Ali Abdallah Saleh, assassiné par les Houthis en décembre 2017 à la suite d’un différend.

Sur le plan militaire

Sur le plan militaire, les Houthis ont éliminé l’une des principales formations qui leur étaient hostiles et affaibli la capacité des forces gouvernementales et de leurs alliés à surveiller et à intercepter les itinéraires de contrebande d’armes. La maîtrise de la majeure partie de la côte ouest et de ses eaux territoriales leur fournit en outre une base logistique avancée, susceptible de faciliter le contournement du blocus qui leur est imposé et de menacer les voies de navigation lorsque leurs intérêts l’exigent.

Cette nouvelle configuration s’inscrit dans un contexte de recrudescence de l’activité des groupes de pirates, qui ont profité de la concentration des bâtiments des marines occidentales sur la guerre contre l’Iran et des efforts consacrés à la sécurisation de la navigation dans le détroit d’Ormuz pour intensifier leurs activités, notamment dans le golfe d’Aden. De l’autre côté de la mer Rouge, les activités de l’organisation somalienne Al-Shabaab se sont également intensifiées. Un risque d’émergence d’une alliance d’intérêts entre celle-ci et les Houthis est par ailleurs évoqué dans un rapport publié par le Conseil de sécurité des Nations unies[14].

Au niveau régional

À l’échelle régionale, la mainmise des Houthis sur Bab al-Mandab donne une dimension stratégique supplémentaire au conflit yéménite et renforce son articulation avec le conflit plus large qui oppose l’Iran aux États-Unis dans la région. Elle accroît également l’importance stratégique des Houthis pour Téhéran, qui peut tirer parti, sur le plan politique, de la position occupée par les deux détroits d’Ormuz et de Bab al-Mandab, même si le mouvement a pris soin d’affirmer son indépendance à cet égard.

Les Houthis ont en effet évité de s’engager dans la guerre depuis les attaques menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran et sont restés fidèles aux accords conclus avec Washington le 6 mai 2025, avec lequel ils entretiennent des contacts directs. Ils ont notamment affirmé que leur présence à Bab al-Mandab n’affecterait pas la liberté de navigation, à l’exception des navires saoudiens, et que cette position était également liée à la levée par le Royaume de son blocus sur le Yémen, sans toutefois faire référence au conflit entre l’Iran et les États-Unis[15].

Conclusion

La prise de contrôle par les Houthis d’une vaste portion du littoral yéménite de la mer Rouge et du détroit de Bab al-Mandab est le résultat de plusieurs facteurs : la reprise des combats, les divisions persistantes au sein du camp gouvernemental, les faiblesses opérationnelles de ses forces et la capacité des Houthis à concentrer leurs moyens sur un axe stratégique. L’effondrement rapide des « Forces de résistance nationale », affiliées au gouvernement yéménite, a ainsi profondément modifié le rapport de force sur le terrain et permis aux Houthis de prendre le contrôle d’une zone dont l’importance dépasse largement le seul cadre du conflit yéménite.

Cette nouvelle configuration renforce la dimension régionale de la guerre. Le contrôle de Bab al-Mandab offre aux Houthis un levier supplémentaire face aux acteurs régionaux et internationaux et place au cœur du rapport de force les voies maritimes, les routes commerciales et les flux énergétiques qui relient la mer Rouge au golfe d’Aden et à l’océan Indien.

La suite dépendra désormais de la capacité des Houthis à maintenir leur contrôle des territoires conquis et de la réaction des acteurs yéménites, régionaux et internationaux. Si cette emprise se consolide, elle pourrait modifier durablement les équilibres autour de la mer Rouge et du golfe d’Aden, tout en donnant aux Houthis une profondeur stratégique accrue vers les côtes africaines. La prise de contrôle de Bab al-Mandab ne constitue donc pas seulement un changement sur les lignes de front yéménites : elle redessine aussi les rapports de force autour de l’une des principales voies maritimes de la région.

Notes

[1] Voir « مبادرة من الأمم المتحدة لإبرام هدنة مدتها شهران » (« Initiative des Nations unies en vue de conclure une trêve de deux mois »), Bureau de l’Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies pour le Yémen, avril 2022, https://bit.ly/3UyGrzP ; « آفاق المفاوضات بين السعودية والحوثيين نحو اتفاق لإنهاء الحرب اليمنية » (« Perspectives des négociations entre l’Arabie saoudite et les Houthis en vue d’un accord mettant fin à la guerre au Yémen »), ACRPS, 20 avril 2023, consulté le 17 septembre 2026, https://acr.ps/hBxNLMK .

[2] Maggie Michael, “Iran flew IRGC Commanders, Missile Gear to Yemen’s Houthis, Sources Say,” Reuters, 23 juillet 2026, https://acr.ps/hBxNLZj .

[3] « بعد ضرب مدرج مطار صنعاء.. طائرة إيرانية تقل وفدا حوثيا تصل الحديدة » (« Après la frappe contre la piste de l’aéroport de Sanaa, un avion iranien transportant une délégation houthie arrive à Hodeïda »), Al Jazeera Net, 13 juillet 2026, consulté le 17 septembre 2026, https://acr.ps/hBxNMbS ; Mohammed Ghobari, Tala Ramadan et Timour Azhari, “Houthis Fire Missiles at Saudi Arabia, Breaking Years of Calm,” Reuters, 4 juillet 2026, consulté le 17 septembre 2026, https://acr.ps/hBxNMor.

[4] « الحوثيون: الملاحة في البحر الأحمر وباب المندب آمنة ومنتظمة » (« Les Houthis : la navigation en mer Rouge et dans le détroit de Bab al-Mandab est sûre et régulière »), Swissinfo, 10 septembre 2026, consulté le 17 septembre 2026, https://acr.ps/hBybHeB.

[5] Parmi eux figurent le président du Conseil de direction présidentiel, Rachad al-Alimi, et le membre du Conseil et commandant de la Résistance nationale, Tarek Saleh, qui a déclaré à plusieurs reprises que ses forces étaient prêtes à reprendre le reste de la côte ouest et à progresser vers Sanaa. Voir « رئيس مجلس القيادة يعلن نجاح عملية استلام المعسكرات وتشكيل لجنة عسكرية عليا لاستعادة مؤسسات الدولة سلمًا أو حربًا » (« Le président du Conseil de direction annonce le succès de la prise de contrôle des camps et la formation d’une commission militaire supérieure pour restaurer les institutions de l’État par la voie pacifique ou par la guerre »), site officiel du président du Conseil de direction présidentiel, Rachad al-Alimi, 10 janvier 2026, consulté le 15 septembre 2026,https://2u.pw/GR9KwY .

[6] Sur les affrontements à Aden, voir « الصراع في عدن: أبعاد سيطرة المجلس الانتقالي الجنوبي وترتيباته » (« Le conflit à Aden : les dimensions de la prise de contrôle par le Conseil de transition du Sud et ses arrangements »), ACRPS, 19 août 2019, consulté le 17 septembre 2026, https://acr.ps/hBxNLW4 .

[7] Sur le conflit entre les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite au Yémen, voir « أزمة العلاقات السعودية – الإماراتية والصراع في اليمن » (« La crise des relations entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis et le conflit au Yémen »), ACRPS, consulté le 17 septembre 2026, https://acr.ps/hBxNM8D.

[8] Voir « قوات المقاومة الوطنية.. القدرات، مراحل النشأة، طبيعة التنظيم، خارطة الانتشار » (« Les forces de la Résistance nationale : capacités, étapes de leur création, nature de leur organisation et carte de leur déploiement »), Defense Line, 30 avril 2025, consulté le 17 septembre 2026, https://acr.ps/hBxNMB0.

[9] Voir « المتحدث الرسمي باسم قوات المقاومة الوطنية، صادق دويد » (« Le porte-parole des forces de la Résistance nationale, Sadiq Duwayd »), X, 15 septembre 2026, consulté le 15 septembre 2026, https://2u.pw/tnKq3m.

[10] Nic Robertson et Lauren Kent, “‘A f***-up of Epic Proportions’: Blame Game Begins after Iran-backed Houthis’ Lightning Advance Down Red Sea Coast,” CNN, 12 septembre 2026, consulté le 17 septembre 2026, https://acr.ps/hBxNLJv.

[11] Sur ces difficultés, voir Ali al-Dhahab, « إعادة بناء المؤسسة العسكرية اليمنية في ضوء تداعيات الثورة الشعبية والتحول الديمقراطي عام 2011 » (« Reconstruire l’institution militaire yéménite à la lumière des conséquences de la révolution populaire et de la transition démocratique de 2011 »), dans Bakil Ahmad al-Zandani et Abdu Musa al-Barmawi (dir.), Yaman al-thawra wa-l-dimuqratiyya wa-l-harb : al-tahawwulat al-siyasiya wa-amal bina’ al-dawla (« Yémen : révolution, démocratie et guerre : transformations politiques et espoirs de construction de l’État »), Doha/Beyrouth, ACRPS, 2023, p. 175-218.

[12] Certains rapports ont fait état d’un soutien russe aux Houthis dans les domaines du renseignement et du partage d’informations. Voir « واشنطن تتهم روسيا بتسليح الحوثيين » (« Washington accuse la Russie d’armer les Houthis »), Al Jazeera Net, 26 septembre 2024, consulté le 14 septembre 2026, https://2u.pw/jeygpw.

[13] « يضع الخليج بين ’فكي كماشة‘.. ما أهمية ’باب المندب‘ وخطورة التصعيد فيه؟ » (« Le golfe pris entre les “mâchoires d’une tenaille” : quelle est l’importance de Bab al-Mandab et quels sont les risques d’une escalade ? »), Al Jazeera Net, 13 septembre 2026, consulté le 17 septembre 2026, https://acr.ps/hBxNMlc.

[14] United Nations, Security Council, Letter Dated 15 October 2025 from the Panel of Experts on Yemen Addressed to the President of the Security Council, S/2025/650, 17 octobre 2025, consulté le 17 septembre 2026, https://acr.ps/hBybGBg.

[15] « الحوثيون يستكملون سيطرتهم على منطقة باب المندب والساحل الغربي لليمن » (« Les Houthis achèvent leur prise de contrôle de la région de Bab al-Mandab et de la côte ouest du Yémen »), Agence France-Presse, 11 septembre 2026, consulté le 14 septembre 2026, https://acr.ps/hBybH1Z​.