Organisé par le CAREP Paris et de l’Institut du monde arabe, en partenariat avec Sciences Po Paris et Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
- Dates : 9 et 10 novembre 2026
- Langues : Français & Arabe (avec interprétation)
- Lieu : Institut du monde arabe, salle du Haut conseil
1 Rue des Fossés Saint-Bernard 75005 Paris - Entrée gratuite sur réservation
يُنظَم هذا المؤتمر من قبل المركز العربي للأبحاث والدراسات السياسية في باريس (CAREP Paris) ومعهد العالم العربي، بالتعاون مع معهد العلوم السياسية في باريس وجامعة باريس 1 بانتيون سوربون.
- التاريخ: 9 و 10 نوفمبر 2026
- اللغات: الفرنسية والعربية (مع ترجمة فورية)
المكان: معهد العالم العربي، قاعة المجلس الأعلى
1 Rue des Fossés Saint-Bernard 75005 Paris
- الدخول مجاني بعد الحجز
Argumentaire
La région du Golfe traverse une période de transformation socio-politique accélérée. Sous l’effet interactif des conflits armés, des mutations économiques et des reconfigurations géopolitiques, les équilibres qui structuraient depuis des décennies les États et les sociétés de la péninsule arabique sont aujourd’hui profondément ébranlés. Ce colloque se propose d’examiner, dans toute leur complexité, les dynamiques en cours et plus particulièrement la manière dont elles interagissent, en refusant aussi bien les lectures simplificatrices que les grilles d’analyse figées. L’ambition est double. Il s’agit d’abord de saisir ce que la guerre fait aux sociétés et aux économies du Golfe : comment les hiérarchies sociales sont recomposées, les logiques d’appartenance reconfigurées, les modèles rentiers fragilisés ou renforcés, comment viennent à émerger des circuits informels qui échappent aux régulations officielles. Il s’agit ensuite d’évaluer comment les États du Golfe sont ainsi amenés à se repositionner sur la scène internationale dans ce nouveau contexte : quels alignements se font ou se défont, quelles stratégies de puissance s’affirment, et dans quelle mesure le CCG, comme cadre de coopération régionale, est lui-même en train de se réinventer.
Ce colloque rassemble des chercheurs golfiens et européens, des économistes, des sociologues et des spécialistes des relations internationales, convaincus que seule une approche pluridisciplinaire et véritablement croisée permet de rendre compte de la profondeur des transformations en cours. Des fondamentaux macroéconomiques aux réseaux financiers informels, de la jeunesse et de l’éducation aux recompositions démographiques, des dynamiques internes du CCG aux questions de positionnement international – chaque panel contribue à construire une lecture cohérente et nuancée d’une région qui, loin d’être un simple théâtre de rivalités extérieures, est aujourd’hui un acteur à part entière de la recomposition de l’ordre mondial.
Enfin, ce colloque pose une question qui engage directement l’Europe et la France : dans un Golfe en pleine redéfinition stratégique, où les États-Unis se désengagent partiellement et où la Chine consolide méthodiquement son influence, quelle est la place des Européens ? Ont-ils encore les moyens et la volonté de peser, au-delà de leurs intérêts commerciaux et sécuritaires immédiats, sur les trajectoires d’une région dont les recompositions affecteront durablement les équilibres mondiaux ?
المقدمة
تشهد منطقة الخليج مرحلة متسارعة من التحولات الاجتماعية والسياسية. وفي ظل التفاعل المتشابك بين النزاعات المسلحة والتحولات الاقتصادية وإعادة تشكيل التوازنات الجيوسياسية، تشهد التوازنات التي قامت على مدى عقود بتنظيم علاقات الدول والمجتمعات في شبه الجزيرة العربية اهتزازات عميقة ومتسارعة. ويسعى هذا المؤتمر إلى دراسة الديناميات الجارية بمختلف أبعادها وتعقيداتها، ولا سيما الكيفية التي تتفاعل بها هذه الديناميات وتتقاطع فيما بينها، بعيداً عن القراءات التبسيطية والأطر التحليلية الجامدة.
وينطلق المؤتمر من طموح مزدوج. يتمثل أولاً في فهم ما تفعله الحرب بالمجتمعات والاقتصادات الخليجية: كيف يعاد تشكيل التراتب الاجتماعي، وكيف يعاد تعريف منطق الانتماء، وكيف تتعرض النماذج الاقتصادية الريعية للتحدي أو، على العكس، يعاد تعزيزها، وكيف تنشأ، في هذا السياق، مسارات وشبكات غير رسمية تتجاوز الأطر التنظيمية والمؤسساتية الرسمية.
ويتمثل ثانياً في تقييم الكيفية التي تدفع بها هذه التحولات دول الخليج إلى إعادة تموضعها على الساحة الدولية في ظل هذا السياق الجديد: ما الاصطفافات التي تتشكل أو تتفكك؟ وما استراتيجيات القوة والنفوذ التي تبرز وتتبلور؟ وإلى أي مدى يعيد مجلس التعاون لدول الخليج العربية، بوصفه إطاراً للتعاون الإقليمي، تشكيل نفسه وإعادة تعريف أدواره في مواجهة هذه التحولات؟
يجمع هذا المؤتمر باحثين من دول الخليج وأوروبا، إلى جانب اقتصاديين وعلماء اجتماع ومتخصصين في العلاقات الدولية، انطلاقاً من قناعة مفادها أن مقاربة متعددة التخصصات وقائمة على حوار حقيقي بين مختلف الحقول المعرفية هي وحدها القادرة على الإحاطة بعمق التحولات الجارية. فمن المؤشرات والأسس الاقتصادية الكلية إلى الشبكات المالية غير الرسمية، ومن قضايا الشباب والتعليم إلى التحولات الديموغرافية، ومن الديناميات الداخلية لمجلس التعاون لدول الخليج العربية إلى قضايا التموقع والتموضع على الساحة الدولية، يسهم كل محور من محاور المؤتمر في بناء قراءة متماسكة ومتوازنة لمنطقة لم تعد مجرد ساحة لتنافس القوى الخارجية، بل أصبحت فاعلاً قائماً بذاته في إعادة تشكيل النظام العالمي.
وأخيراً، يطرح هذا المؤتمر سؤالاً يرتبط بصورة مباشرة بأوروبا وفرنسا: في ظل منطقة خليجية تشهد إعادة تعريف عميقة لتوجهاتها الاستراتيجية، وفي وقت تتراجع فيه درجة انخراط الولايات المتحدة جزئياً، بينما تواصل الصين، بصورة منهجية، ترسيخ نفوذها في المنطقة، ما هو موقع الأوروبيين؟
وهل ما تزال لديهم الوسائل والقدرة، وكذلك الإرادة، للتأثير في مسارات هذه المنطقة، بما يتجاوز مصالحهم التجارية والأمنية المباشرة، في وقت ستترك فيه التحولات التي يشهدها الخليج آثاراً بعيدة المدى على التوازنات الإقليمية والعالمية؟
Programme
9 novembre 2026 I Soirée d’ouverture
18h00 – 18h15 Ouverture
- Mot de bienvenue par Anne Claire Legendre, présidente de l’IMA
- Mots d’introduction par Denis Bauchard, président du CAREP Paris et Salam Kawakibi, directeur général
18h15 – 20h30 Débat
Les États et les sociétés du Golfe dans la guerre : vers une redéfinition de leur positionnement international ?
18h15 – 18h45 Mise en perspective inaugurale par Bertrand Badie, professeur émérite en relations internationales, Sciences Po
18h45 – 20h30 Table-ronde sous la modération de Laurent Bonnefoy, chercheur CNRS (Sciences Po / CERI, France)
Ce débat en regards croisés propose une mise en dialogue entre perspectives européennes et voix du Golfe autour d’une question centrale : la guerre redéfinit-elle en profondeur le positionnement international des États et des sociétés du Golfe, ou révèle-t-elle simplement des recompositions déjà à l’œuvre ? Dans un premier temps, deux chercheurs européens ouvriront la discussion en mobilisant un regard sociologique, attentif aux transformations des sociétés, des identités collectives et des rapports entre États et populations en temps de conflit. Leurs analyses, nourries d’une certaine distance critique, chercheront à saisir les effets durables que la guerre produit sur les trajectoires politiques et sociales de la région. Dans un second temps, des collègues des pays du Golfe seront invités à réagir, à nuancer ou à contester ces lectures à partir de leur connaissance des réalités locales, en apportant un éclairage sur les logiques d’acteurs et des sensibilités propres à chaque société. C’est de cette confrontation intellectuelle entre regards extérieurs et savoirs situés que ce débat entend faire émerger une compréhension plus fine et plus complète des mutations en cours.
- Fatiha Dazi-Héni, politiste et chercheuse sur le Moyen-Orient et le Golfe (Institut de recherche stratégique de l’École militaire – IRSEM, France)
- Laurence Louër, professeure associée et chercheuse (Sciences Po / CERI, France)
- Maryam Al-Kuwari, directrice du Gulf Studies Center (College of Arts and Sciences, Qatar University, Qatar)
- Abdulaziz Al Sager, président et fondateur (Gulf Research Center – GRC, Arabie saoudite) – sous réserve de confirmation
20h30 – 22h30 Cocktail dînatoire
Journée du 10 novembre 2026
9h30 – 10h45 SESSION 1
Le poids des fondamentaux macro-économiques et les choix stratégiques des pays du Golfe
Sous la modération de Marc Valéri, maître de conférences en économie politique du Moyen-Orient (Université d’Exeter, Royaume-Uni)
Ce premier panel propose d’examiner le rôle des fondamentaux macroéconomiques dans les orientations stratégiques des États du Golfe, tout en en interrogeant la manière dont le contexte conflictuel actuel met en lumière à la fois les limites et les ressorts d’un modèle rentier en pleine mutation. Les États du Golfe abordent cette période de turbulences avec des trajectoires économiques contrastées. D’un côté, d’importantes réserves souveraines, des fonds souverains parmi les plus puissants au monde et des programmes ambitieux de diversification économique (Vision 2030 en tête) témoignent d’une volonté affirmée de réduire la dépendance aux hydrocarbures. De l’autre, des vulnérabilités structurelles persistantes : marchés du travail segmentés, dépendance aux importations alimentaires et technologiques et économies domestiques encore insuffisamment diversifiées pour absorber les chocs exogènes. La guerre vient accentuer ces dynamiques. La volatilité des prix du pétrole, les perturbations des routes commerciales et la pression accrue sur les budgets sécuritaires contraignent les États à arbitrer entre investissement dans la diversification et impératifs de défense. Dans ce contexte, la rente pétrolière retrouve paradoxalement une centralité stratégique qu’on pensait appelée à décliner. Ce panel interroge ainsi la capacité des États du Golfe à maintenir le cap de leurs transformations économiques dans un environnement sécuritaire dégradé. Il questionne, plus largement, les liens entre puissance financière, autonomie stratégique et capacité de résilience face aux chocs géopolitiques.
Intervenants :
- Jad Chaaban, économiste et maître de conférences (Doha Institute for Graduate Studies, Qatar)
- Faris Al-Sulayman, chercheur en économie politique (London School of Economics, Royaume-Uni)
- Omar Al-Shehabi, maître de conférences en économie politique mondiale (University of Leeds, Royaume-Uni)
- Yahya Al Shamy, maître de conférences en politique publique et économie (Alfaisal University, Arabie saoudite)
10h45 – 11h15 Pause-café
11h15 – 12h30 SESSION 2
Réseaux, flux et circularité : les dynamiques de l’économie informelle
Sous la modération de Philippe Pétriat, historien spécialiste des pays du Golfe et directeur de l’IISMM (Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne, France)
Ce deuxième panel analyse les mécanismes de l’économie informelle dans les pays du Golfe, en interrogeant les réseaux, les flux et les formes de circulations qui opèrent en marge – ou en complément – des économies officielles. Le panel mettra en lumière plusieurs enjeux stratégiques majeurs.
Le commerce des armes, tout d’abord, avec ses filières légales et illicites, ses intermédiaires et ses circuits de contournement des embargos, qui contribuent à approvisionner les belligérants tout en révélant les complicités et les intérêts croisés des acteurs régionaux et internationaux.
La sécurité alimentaire, ensuite : dans des États structurellement dépendants des importations, la guerre perturbe les chaînes d’approvisionnement, crée des rentes de pénurie et transforme le contrôle des denrées en instrument de pression politique.
Les circuits financiers stratégiques, enfin, transferts informels, cryptomonnaies, hawala, blanchiment, constituent des leviers essentiels pour financer les conflits et de contourner les sanctions internationales. Ces flux et réseaux révèlent ainsi les limites des logiques de « containment » et la remarquable plasticité des circuits informels face aux pressions géopolitiques.
Intervenants :
- Hasan al-Hasan, chercheur senior en politique du Moyen-Orient (Institut international d’études stratégiques – IISS, Bahreïn)
- Fatma al-Arimi, chercheuse indépendante et analyste (TMC, Oman)
- Thierry Coville, chercheur spécialiste de l’Iran (Institut de relations internationales et stratégiques – IRIS, France)
12h30 – 14h30 Pause déjeuner
14h30 – 15h45 SESSION 3
Démographie, citoyenneté et construction identitaire
Sous la modération de Jihan Safar, chercheuse postdoctorale Marie Skłodowska-Curie (Philixte, Université libre de Bruxelles)
Ce troisième panel explore la complexité structurelle des sociétés du Golfe face aux réalités de la guerre. Dans des États longtemps présentés comme des îlots de stabilité grâce à la rente pétrolière, les dynamiques conflictuelles viennent bousculer des équilibres sociaux soigneusement entretenus et révéler des fragilités structurelles jusqu’alors contenues. Sur le plan démographique, la guerre recompose les flux migratoires, accentue la vulnérabilité des populations expatriées et ravive les interrogations autour de la citoyenneté et de l’appartenance. Les hiérarchies sociales se trouvent également ébranlées : les solidarités tribales, confessionnelles et nationales sont réactivées, parfois instrumentalisées, dans un contexte où la légitimité des régimes se rejoue sur le terrain de la mobilisation collective. Les logiques d’appartenance, enfin, se reconfigurent sous l’effet conjugué de la propagande, des réseaux sociaux et des expériences individuelles du conflit. Entre cohésion nationale affichée et tensions communautaires latentes, ce panel invite à interroger les effets de la guerre sur les sociétés du Golfe – leurs liens, leurs hiérarchies et leurs identités.
Intervenants :
- Claire Beaugrand, sociologue et chercheuse spécialiste du Koweït (CNRS/IRISSO, France)
- Azadeh Kian, professeure émérite de sociologie (Université Paris Cité, France)
- Mira al-Hussein, sociologue, spécialiste de la péninsule arabique (University of Edinburgh, Royaume-Uni)
15h45 – 17h00 SESSION 4
Jeunesse et renouvellement générationnel
Sous la modération de Roman Stadnicki, professeur des universités en géographie urbaine (Université de Tours, France)
Ce quatrième panel explore la complexité sociologique des sociétés du Golfe à travers les questions de jeunesse et d’éducation, aujourd’hui au cœur des paradoxes de la région, entre aspirations à la modernité globale et préservation des structures socio-culturelles traditionnelles. Il s’agira d’analyser ces deux dimensions à la fois comme moteurs de transformation sociale et politique et comme espaces affectés par les contrecoups des conflits régionaux. Les contributions interrogeront ainsi l’impact de la guerre et des crises sécuritaires sur ces populations, mais aussi l’émergence de nouvelles formes de résilience, d’innovation et de mobilisations chez les jeunes du Golfe.
Intervenants :
- Laure Assaf, anthropologue et maître de conférences (New York University, Abu Dhabi)
- Sumaiya Al-Wahaibi, chercheuse postdoctorante sur les féminismes dans le Golfe (University of Copenhagen, Danemark)
- Miriam Al Saad, spécialiste du développement durable et de l’action climatique (AlManakh, Koweït)
17h00 – 17h30 Pause
17h30 – 18h45 SESSION 5
Recompositions politiques au sein du Golfe
Sous la modération de Henry Laurens, historien et professeur titulaire la chaire d’histoire contemporaine du monde arabe (Collège de France, France)
Face aux profondes transformations sociales, politiques et économiques qui traversent la région, le Conseil de coopération du Golfe se trouve à un tournant majeur. Les recompositions en cours, qu’elles touchent aux équilibres de pouvoir internes, aux stratégies de diversification économique dans l’après-rente ou aux repositionnements diplomatiques, témoignent d’une région en pleine redéfinition des priorités et de ses solidarités régionales. Ces évolutions sont également accélérées par les conséquences de la guerre contre l’Iran, qui redessinent les lignes d’alliance et exacerbent les tensions sécuritaires, contraignant les États membres à repenser collectivement leur architecture de coopération.
Intervenants :
- Saïd Sultan Hashimi, chercheur à l’Unité d’études sur le Golfe et la péninsule Arabique (Arab Center for Research and Policy Studies – ACRPS, Qatar)
- Camille Lons, chargée de recherche et adjointe au directeur du bureau de Paris (European Council on Foreign Relations – ECFR, France)
- Marwan Kabalan, directeur du département des études politiques (Arab Center for Research and Policy Studies – ACRPS, Qatar)
18h45 – 19h00 Pause
19h00 – 20h30 SÉANCE DE CLÔTURE
Le rôle de l’Europe et la place de la France dans la région du Golfe
19h-19h15 Keynote
par Luigi Di Maio, représentant spécial de l’Union européenne pour la région du Golfe (Union européenne /EEAS, Belgique) – sous réserve de confirmation
19h15 – 20h30 Débat de clôture
sous la modération de Agnès Levallois, présidente de l’Institut de recherche et d’études Méditerranée Moyen-Orient (iReMMO, France)
Alors que les pays du Golfe reconfigurent leurs positionnements diplomatiques et de leurs trajectoires stratégiques, la question du rôle de l’Europe, et de la France en particulier, se pose avec une acuité nouvelle. Longtemps cantonnée à une présence essentiellement commerciale et sécuritaire, l’Europe peine encore à ‘affirmer comme acteur politique cohérent dans une région où les États-Unis se désengagent et où la Chine consolide son influence.
Dans ce nouvel équilibre des puissances, la France occupe une position singulière : partenaire militaire historique de plusieurs monarchies du Golfe, elle dispose d’atouts réels, présence sur le terrain, réseaux diplomatiques, offre de défense, mais doit également composer avec des intérêts parfois contradictions, entre impératifs économiques, respect du droit et ambitions géopolitiques.
Dans quelle mesure l’Europe dispose-t-elle encore de la volonté et des moyens de peser sur les recompositions en cours dans le Golfe ?
Intervenants :
- Haidar Saeed, directeur de l’Unité d’études sur le Golfe et la péninsule Arabique (Arab Center for Research and Policy Studies – ACRPS, Qatar)
- Loulouwa Al-Rachid, chercheuse et consultante spécialiste du Moyen-Orient et de la péninsule Arabique (France)
- Yves Aubin de la Messuzière, ancien ambassadeur, ancien directeur Afrique du Nord Moyen-Orient (France)
البرنامج
مساء 9 تشرين الثاني/ نوفمبر 2026
18:15-18:00 | الافتتاح
- كلمة ترحيبية: آن كلير لوجاندر، رئيسة معهد العالم العربي
- كلمة إفتتاحية: دوني بوشار، رئيس مجلس إدارة المركز العربي في باريس (CAREP Paris) و سلام كواكبي، مدير المركز العربي في باريس (CAREP Paris)
18:15 – 20:30 | مناظرة
دول ومجتمعات الخليج في الحرب: نحو إعادة تعريف مكانتها الدولية؟
18:15–18:45 | ورقة تأطيرية: برتران بديع، أستاذ فخري في العلاقات الدولية، معهد الدراسات السياسية في باريس
18:45–20:30 | نقاش: تدار الجلسة من قبل لوران بونفوا، باحث لدى المركز الوطني الفرنسي للبحث العلمي (CNRS) / مركز البحوث الدولية (CERI) – معهد الدراسات السياسية في باريس
يقترح هذا النقاش القائم على «وجهات نظر متقاطعة» فتح حوار بين مقاربات أوروبية وأصوات خليجية حول سؤال مركزي: هل تعيد الحرب بصورة عميقة تعريف الموقع الدولي لدول الخليج ومجتمعاته، أم أنها تكشف فقط عن تحولات كانت قائمة بالفعل؟ في القسم الأول، يفتتح باحثان أوروبيان النقاش من منظور سوسيولوجي يولي اهتمامًا لتحولات المجتمعات والهويات الجماعية والعلاقات بين الدول والسكان في زمن النزاع. وتسعى قراءتاهما، بما تنطويان عليه من مسافة نقدية، إلى فهم الآثار المستدامة التي تنتجها الحرب في المسارات السياسية والاجتماعية للمنطقة. وفي القسم الثاني، يُدعى باحثون من الخليج إلى التفاعل مع هذه القراءات، وتدقيقها أو مناقضتها من الداخل، استنادًا إلى معرفة دقيقة بالوقائع المحلية، ومنطق الفاعلين، وحساسيات كل مجتمع. ومن هذا الاحتكاك الفكري بين النظرات الخارجية والمعارف المتموضعة، يسعى النقاش إلى بلورة فهم أكثر دقة وشمولًا للتحولات الجارية.
- فتيحة دازي-هيني، باحثة في العلوم السياسية ومتخصصة في شؤون الشرق الأوسط والخليج، معهد البحوث الاستراتيجية في المدرسة العسكرية (IRSEM)، فرنسا.
- لورانس لويير، أستاذة مشاركة وباحثة، مركز الدراسات والبحوث الدولية (CERI)، معهد الدراسات السياسية في باريس (Sciences Po)، فرنسا.
- مريم الكواري، مديرة مركز دراسات الخليج، كلية الآداب والعلوم،جامعة قطر، قطر.
- عبد العزيز بن صقر، مؤسس ورئيس مركز الخليج للأبحاث (GRC)، المملكة العربية السعودية .
21:15 | حفل استقبال
يوم 10 تشرين الثاني/ نوفمبر 2026
9:30–10:45 | الجلسة الأولى: الأسس الاقتصادية الكلية والخيارات الاستراتيجية
إدارة الجلسة: مارك فاليري، أستاذ محاضر في الاقتصاد السياسي للشرق الأوسط (جامعة إكستر، المملكة المتحدة)
تبحث الجلسة الأولى وزن الأسس الاقتصادية الكلية في توجيه الخيارات الاستراتيجية لدول الخليج، مع تقويم ما إذا كان سياق الصراع الراهن قد كشف حدود النموذج الريعي الذي يشهد تحولات عميقة، وكذلك عناصر قوته وقدرته على الاستمرار. تدخل دول الخليج هذه المرحلة المضطربة بمسارات اقتصادية متفاوتة. فمن جهة، تمتلك احتياطيات سيادية ضخمة، وصناديق ثروة سيادية تُعد من الأقوى عالميًا، وبرامج طموحة للتنويع الاقتصادي، وفي مقدمتها «رؤية 2030»، بما يعكس إرادة معلنة للتحرر من الاعتماد على المحروقات. ومن جهة أخرى، تستمر هشاشات هيكلية، منها تجزؤ أسواق العمل، والاعتماد على الواردات الغذائية والتكنولوجية، واقتصادات محلية لم تبلغ بعد مستوى من التنويع يسمح لها بامتصاص الصدمات الخارجية. وتأتي الحرب لتصطدم بهذه الديناميات مباشرة؛ إذ تفرض تقلبات أسعار النفط، واضطراب طرق التجارة، والضغوط المتزايدة على الموازنات الأمنية، مفاضلات صعبة بين الاستثمار في التنويع ومتطلبات الدفاع. وفي هذا السياق، تستعيد الريع النفطي، على نحو متفارق، مركزية استراتيجية كان يُعتقد أنها في طريقها إلى التراجع. ومن ثم، تسائل الجلسة قدرة دول الخليج على مواصلة تحولات اقتصاداتها في بيئة أمنية متدهورة، كما تبحث بصورة أوسع العلاقة بين القوة المالية والاستقلالية الاستراتيجية والقدرة على الصمود أمام الصدمات الجيوسياسية.
المتحدثون:
- جاد شعبان، اقتصادي وأستاذ محاضر، معهد الدوحة للدراسات العليا، قطر
- فارس السليمان، كلية لندن للاقتصاد والعلوم السياسية ،London School of Economics، المملكة المتحدة
- يحيى الشامي، أستاذ محاضر في السياسات العامة والاقتصاد، جامعة الفيصل، المملكة العربية السعودية
- عمر الشهابي، أستاذ محاضر في الاقتصاد السياسي العالمي، جامعة ليدز، المملكة المتحدة
10:45–11:15 | استراحة قهوة
11:15–12:30 | الجلسة الثانية: الشبكات وحركية التدفقات: ديناميات الاقتصاد غير الرسمي
إدارة الجلسة: فيليب بيتريا، مؤرخ متخصص في شؤون دول الخليج ومدير معهد الدراسات حول الإسلام ومجتمعات العالم الإسلامي (IISMM)، جامعة باريس 1 بانتيون-السوربون، فرنسا
تحلل الجلسة الثانية آليات الاقتصاد غير الرسمي في بلدان الخليج، من خلال مساءلة بنية الشبكات والتدفقات وحركة الموارد التي تعمل على هامش الاقتصادات الرسمية أو بالتوازي معها. وتسلط الجلسة الضوء على عدد من الرهانات الاستراتيجية الكبرى. أولها تجارة السلاح، بشبكاتها القانونية وغير القانونية، ووسطائها، ومسارات الالتفاف على الحظر، بما يغذي الأطراف المتحاربة ويكشف في الوقت نفسه عن تداخل المصالح وأشكال التواطؤ بين فاعلين إقليميين ودوليين. وثانيها الأمن الغذائي؛ ففي دول تعتمد بنيويًا على الاستيراد، تؤدي الحرب إلى اضطراب سلاسل الإمداد، وتوليد ريوع الندرة، وتحويل التحكم في السلع الغذائية إلى أداة للضغط السياسي. أما الرهان الثالث فيتمثل في الدوائر المالية الاستراتيجية، بما فيها التحويلات غير الرسمية، والعملات المشفرة، والحوالة، وغسل الأموال، وهي أدوات أساسية في تمويل النزاعات والالتفاف على العقوبات الدولية. وتكشف هذه التدفقات والشبكات حدود سياسات «الاحتواء»، كما تظهر قدرة لافتة للاقتصادات غير الرسمية على التكيف مع الضغوط الجيوسياسية.
المتحدثون:
- حسن الحسن، باحث أول في سياسات الشرق الأوسط، المعهد الدولي للدراسات الاستراتيجية (IISS)، البحرين.
- فاطمة العريمي، باحثة مستقلة ومحللة، مركز توازن الشرق الأوسط (TMC)، عُمان.
- تييري كوفيل، باحث متخصص في الشأن الإيراني، معهد العلاقات الدولية والاستراتيجية (IRIS)، فرنسا.
12:30–14:30 | استراحة غداء
14:30–15:45 | الجلسة الثالثة: الديموغرافيا والمواطنة وبناء الهوية
إدارة الجلسة: جيهان صفر، باحثة ما بعد الدكتوراه ضمن برنامج ماري سكودوفسكا كوري (Marie Skłodowska-Curie)، مركز Philixte، الجامعة الحرة في بروكسل، بلجيكا.
تستكشف الجلسة الثالثة التعقيد البنيوي لمجتمعات الخليج في مواجهتها لوقائع الحرب. ففي دول قُدّمت طويلًا بوصفها جزرًا من الاستقرار تستند إلى الريع النفطي، تأتي ديناميات الصراع لتخلخل توازنات اجتماعية جرى الحفاظ عليها بعناية، وتكشف هشاشات بنيوية ظلت حتى وقت قريب تحت السيطرة. على المستوى الديموغرافي، تعيد الحرب توزيع تدفقات الهجرة، وتفاقم هشاشة السكان الوافدين، وتطرح بإلحاح أسئلة المواطنة والانتماء. كما تهتز الترتيبات الاجتماعية، إذ يعاد تنشيط التضامنات القبلية والطائفية والوطنية، وأحيانًا توظيفها سياسيًا، في سياق تعاد فيه صياغة شرعية الأنظمة على أرضية التعبئة الجماعية. كذلك تعاد صياغة أنماط الانتماء بفعل التفاعل بين الدعاية وشبكات التواصل الاجتماعي والتجارب الفردية للنزاع. وبين خطاب التماسك الوطني المعلن والتوترات المجتمعية الكامنة، تدعو الجلسة إلى مساءلة ما تفعله الحرب بمجتمعات الخليج: بروابطها وترتيباتها وهوياتها.
المتحدثون:
- كلير بوجران، باحثة، المركز الوطني للبحث العلمي (CNRS) / معهد البحوث الاجتماعية والسياسية والتنظيمية (IRISSO)، فرنسا.
- آزاده كيان، أستاذة فخرية في علم الاجتماع، جامعة باريس سيتيه، فرنسا.
- ميرا الحسين، عالمة اجتماع إماراتية، متخصصة في شؤون شبه الجزيرة العربية، جامعة إدنبرة، المملكة المتحدة.
15:45–17:00 | الجلسة الرابعة – الشباب والتجدد الجيلي
إدارة الجلسة: رومان ستادنيتسكي، أستاذ جامعات في الجغرافيا الحضرية، جامعة تور، فرنسا
تتناول الجلسة الرابعة التعقيد السوسيولوجي لمجتمعات الخليج من خلال تقاطع قضيتي الشباب والنظم التعليمية. فالشباب والتعليم يقعان اليوم في قلب مفارقات المنطقة، بين تطلعات الاندماج في الحداثة العالمية والحفاظ على البنى الاجتماعية والثقافية التقليدية. وتسعى الجلسة إلى تحليل الوجهين المتلازمين لهذه الديناميات: من جهة، الكيفية التي يعمل بها التعليم والشباب محركين للتحول الاجتماعي والسياسي؛ ومن جهة أخرى، الكيفية التي يتأثران بها بتداعيات النزاعات الإقليمية. كما تبحث المداخلات أثر الحرب والأزمات الأمنية في هذه الفئات، إلى جانب بروز أشكال جديدة من الصمود والابتكار والتعبئة لدى شباب الخليج.
المتحدثات:
- لور أساف، عالمة أنثروبولوجيا وأستاذة محاضرة، جامعة نيويورك أبوظبي، الإمارات العربية المتحدة.
- سمية الوهيبي، باحثة ما بعد الدكتوراه متخصصة في قضايا النسوية في الخليج، جامعة كوبنهاغن، الدنمارك.
- مريم السعد، متخصصة كويتية في التنمية المستدامة والعمل المناخي، منصة «المناخ» (AlManakh)، الكويت.
17:00–17:30 | استراحة قهوة
17:15–18:30 | الجلسة الخامسة – إعادة التشكل داخل مجلس التعاون وفي المنطقة
إدارة الجلسة: هنري لورنس، مؤرخ وأستاذ في كوليج دو فرانس (Collège de France)، فرنسا
في مواجهة التحولات الاجتماعية والسياسية والاقتصادية العميقة التي تشهدها المنطقة، يقف مجلس التعاون لدول الخليج العربية أمام منعطف بنيوي. فإعادة التشكلات الجارية، سواء تعلقت بموازين القوى الداخلية، أو باستراتيجيات التنويع الاقتصادي في مرحلة ما بعد الريع، أو بإعادة التموضع الدبلوماسي، تعكس منطقة تعيد تعريف أولوياتها وأنماط تضامنها. وفي هذا السياق، تأتي تداعيات الحرب ضد إيران لتسرّع هذه التحولات، فتعيد رسم خطوط التحالف، وتفاقم التوترات الأمنية، وتدفع الدول الأعضاء إلى إعادة التفكير جماعيًا في بنية التعاون الإقليمي وأطره.
المتحدثون:
- سعيد سلطان الهاشمي، باحث في وحدة الدراسات حول الخليج وشبه الجزيرة العربية، المركز العربي للأبحاث ودراسة السياسات (ACRPS)، قطر.
- كامي لونس، باحثة ونائبة مدير مكتب باريس، المجلس الأوروبي للعلاقات الخارجية (ECFR)، فرنسا.
- مروان قبلان، مدير قسم الدراسات السياسية، المركز العربي للأبحاث ودراسة السياسات (ACRPS)، قطر.
18:45–19:00 | استراحة
19:00–20:30 | النقاش الختامي: دور أوروبا ومكانة فرنسا في منطقة الخليج
19:00–19:15 كلمة رئيسية
يلقيها لويجي دي مايو، الممثل الخاص للاتحاد الأوروبي لمنطقة الخليج، جهاز العمل الخارجي الأوروبي (EEAS)، بلجيكا — في انتظار التأكيد.
19:15–20:30 النقاش الختامي
بإدارة أنييس لوفالوا، رئيسة معهد البحوث والدراسات حول البحر الأبيض المتوسط والشرق الأوسط (iReMMO)، فرنسا.
في وقت تدخل فيه دول الخليج مرحلة عميقة من إعادة تشكيل تموضعاتها الدبلوماسية ومساراتها الاستراتيجية، يفرض سؤال دور أوروبا، وفرنسا على وجه الخصوص، نفسه بإلحاح متجدد. فبعد أن ظل الحضور الأوروبي طويلًا محصورًا أساسًا في البعدين التجاري والأمني، ما زالت أوروبا تجد صعوبة في تعريف نفسها بوصفها فاعلًا سياسيًا متماسكًا في منطقة تشهد انكفاءً أميركيًا نسبيًا وترسيخًا متدرجًا للنفوذ الصيني. وفي ميزان القوى الجديد هذا، تحتل فرنسا موقعًا خاصًا؛ فهي شريك عسكري تاريخي لعدد من الملكيات الخليجية، وتمتلك عناصر قوة فعلية، من حضور ميداني وشبكات دبلوماسية وعروض في مجال الدفاع، لكنها تواجه في الوقت نفسه تناقضات يتعين عليها التعامل معها، بين الضرورات الاقتصادية، واحترام القانون، والطموحات الجيوسياسية. وفي ضوء ذلك، هل ما زالت أوروبا تملك الإرادة والوسائل للتأثير في إعادة التشكلات الجارية في الخليج؟
المتحدثون:
- حيدر سعيد، مدير وحدة الدراسات حول الخليج وشبه الجزيرة العربية، المركز العربي للأبحاث ودراسة السياسات (ACRPS)، قطر.
- لولوة الرشيد، باحثة ومستشارة متخصصة في شؤون الشرق الأوسط وشبه الجزيرة العربية، فرنسا.
- إيف أوبان دو لا ميسوزيير، سفير سابق ومدير سابق لإدارة شمال أفريقيا والشرق الأوسط، فرنسا.
