Publié en 2024 par l’Arab Center for Research and Policy Studies (ACRPS), L’État arabe s’inscrit dans la continuité des travaux d’Azmi Bishara sur les révolutions arabes, la transition démocratique et la sécularisation. L’ouvrage extrait deux chapitres initialement prévus dans La Question de l’État (Doha/Beyrouth, ACRPS, 2023), qu’Azmi Bishara a choisi de réunir et de développer dans une étude distincte consacrée à la genèse et à l’évolution de l’État dans le monde arabe.
À la croisée de l’histoire et de la théorie politique, Bishara examine les conditions de formation des États arabes, la diversité de leurs trajectoires et les facteurs qui expliquent leurs fragilités contemporaines. L’un des principaux intérêts de son analyse réside dans la distinction entre crise de l’État et crise du régime : elle permet d’interroger les rapports entre institutions, légitimité politique et citoyenneté, sans réduire les difficultés de l’État arabe à une simple question de gouvernance. L’ouvrage propose ainsi un cadre d’analyse comparatif dont les apports, mais aussi les limites, méritent d’être examinés.
Penser l’État arabe
L’analyse s’appuie sur le cadre théorique élaboré dans La Question de l’État. L’État moderne y est envisagé comme le produit d’une différenciation du champ politique, qui acquiert une autonomie propre et subordonne progressivement les autres champs sociaux, y compris le champ religieux. En Europe, cette transformation s’est opérée sur le temps long, à travers la concentration du monopole de la violence entre les mains d’un pouvoir central, l’institutionnalisation de l’impôt et la délimitation de frontières façonnées par l’histoire et les guerres.
Les États constitués plus tardivement, notamment les États arabes, n’ont pas suivi le même processus historique. Ils ont adopté un modèle étatique déjà constitué sans passer par l’ensemble des étapes qui avaient marqué la formation des États européens. Ce décalage contribue, selon Bishara, à expliquer la persistance de tensions politiques et culturelles. Alors que l’État ancien reposait sur une séparation nette entre gouvernants et gouvernés, l’État moderne suppose l’existence d’un lien commun entre eux, fondé d’abord sur la nation, puis sur la citoyenneté, entendue comme un ensemble de droits et de devoirs. Celle-ci constitue ainsi le fondement d’une « nation d’État » ou d’une « nation de citoyens ».
Bishara distingue quatre composantes essentielles de l’État moderne : la souveraineté territoriale, la citoyenneté – qu’il présente comme « l’autre face de la souveraineté » –, l’appareil bureaucratique et le monopole de la violence légitime. À partir de ce cadre, il formule six thèses principales sur la formation et les transformations de l’État arabe.
1. La genèse étatique
La première thèse porte sur les spécificités de la formation de l’État dans le monde arabe. Bishara distingue les États dont la construction est antérieure à la colonisation de ceux dont les frontières et les institutions ont été façonnées par le découpage colonial, sans pour autant opposer radicalement ces deux catégories. Il soutient que les premiers, comme l’Égypte et la Tunisie, présentent des structures comparables à celles des États issus du découpage colonial, mais qu’ils bénéficient d’une légitimité historique plus solidement établie.
Cette comparaison est féconde, mais elle mérite d’être nuancée. L’existence d’une centralisation administrative préalable, comme en Égypte, peut assurer une continuité institutionnelle qui fait défaut à certaines entités constituées sous mandat. Le cas égyptien montre ainsi qu’un appareil administratif centralisé, hérité d’une période antérieure, ne produit pas nécessairement la même trajectoire politique qu’un État dont les frontières et les institutions ont été directement façonnées par la colonisation ou le régime mandataire.
À l’inverse, la Jordanie, issue du mandat britannique, illustre la capacité d’un État relativement récent à mettre en place des institutions durables et à établir un cadre national relativement stable. Les débats sur la citoyenneté et l’identité jordaniennes révèlent certes des tensions entre des populations aux origines diverses, mais témoignent également d’un processus continu de construction nationale. Ce cas invite donc à relativiser l’idée selon laquelle l’absence d’une longue histoire étatique entraînerait mécaniquement une fragilité structurelle comparable à celle observée dans d’autres États postcoloniaux. La thèse de Bishara met ainsi en évidence des vulnérabilités communes tout en laissant place à la diversité des trajectoires historiques.
2. Crise de l’État et crise du régime
La deuxième thèse repose sur la distinction entre la légitimité de l’État et les crises des régimes politiques. Selon Bishara, la légitimité de l’État n’est plus fondamentalement contestée ; les crises qui semblent la remettre en cause relèveraient plutôt de dysfonctionnements propres aux régimes. Elles deviennent particulièrement aiguës lorsque ceux-ci échouent à intégrer les populations par l’exercice effectif de la citoyenneté, réduite alors à la seule appartenance nationale.
Cette distinction constitue l’un des apports les plus féconds de l’ouvrage. En théorie, la distinction entre la légitimité de l’État et celle du régime se fait aisément. Toutefois, dans la pratique, une confusion persiste entre la légitimité dont bénéficie l’État, entendu comme une « communauté imaginée » ou un ensemble d’institutions, et celle dont dispose un gouvernement ou un régime particulier. Le cas libyen suggère qu’une crise prolongée du régime peut, à terme, compromettre le monopole de la force, la cohérence administrative et, par conséquent, les capacités de l’État à maintenir ses institutions. Dès lors, peut-on considérer que la crise provoquée par la chute du régime de Kadhafi en 2011, initialement conçue comme une crise de légitimité du régime, a progressivement engendré une autre crise de légitimité, qu’est celle de l’État lui-même ?
L’Irak après 2003 constitue également un autre exemple important à une séparation trop nette entre crise du régime et crise de l’État. Le renversement du régime de Saddam Hussein, suivi de la dissolution de structures administratives et militaires centrales, a contribué à l’affaiblissement profond des capacités institutionnelles du pays. Ce cas montre qu’une crise de régime peut se transformer en crise étatique lorsque le changement politique s’accompagne de la destruction ou de l’épuration massive des appareils administratifs, sécuritaires et bureaucratiques.
3. Bureaucratie et clientélisme
La troisième thèse porte sur le rôle des bureaucraties, qui peuvent s’éloigner de la rationalité institutionnelle propre à l’État pour privilégier la préservation du pouvoir par des pratiques clientélistes. L’enjeu n’est alors plus de construire une base sociale pour l’État, mais de consolider le régime. La concentration de la souveraineté entre les mains d’un dirigeant unique réactive ainsi une logique d’inspiration sultanienne.
La critique du clientélisme est convaincante lorsqu’il substitue les loyautés personnelles à l’universalité de la citoyenneté. Néanmoins, l’opposition entre une bureaucratie rationnelle et des réseaux clientélaires apparaît parfois trop rigide. Certains régimes parviennent en effet à associer une administration relativement efficace à des mécanismes de distribution sélective des ressources. Il convient donc d’examiner les degrés variables de pénétration du clientélisme dans les institutions étatiques.
Les monarchies rentières du Golfe offrent, à cet égard, un contre-exemple partiel à l’idée d’une incompatibilité entre efficacité administrative et clientélisme. Les pratiques de patronage, la distribution ciblée des ressources et les relations de loyauté politique peuvent y coexister avec des administrations capables de fournir des services publics, de réaliser des infrastructures et d’assurer une certaine continuité de l’action étatique. Ce constat ne remet pas en cause la critique du clientélisme, mais invite à distinguer ses effets sur l’égalité entre les citoyens de ceux qu’il exerce sur les capacités administratives de l’État.
4. Les frontières coloniales
La quatrième thèse examine la persistance des frontières héritées de la période coloniale. Selon Bishara, celles-ci se maintiennent indépendamment des gouvernements qui leur succèdent, notamment grâce à l’attachement de la communauté internationale au statu quo territorial. Elles peuvent ainsi perdurer même lorsque l’État ne parvient pas à exercer pleinement son autorité sur l’ensemble de son territoire.
Cette analyse souligne utilement la fonction stabilisatrice de l’ordre international, mais elle gagnerait à être complétée par une réflexion sur la manière dont ces frontières sont appropriées, contestées ou réinterprétées au sein des sociétés concernées. En Syrie, par exemple, l’héritage du mandat français a profondément marqué la configuration territoriale du pays. Toutefois, les acteurs nationaux ont eux aussi contribué à investir, à contester et à transformer ce cadre étatique. Le cas syrien permet ainsi de mettre en relation l’héritage mandataire et les dynamiques politiques internes.
L’indépendance du Soudan du Sud, acquise en 2011, rappelle par ailleurs que le principe de l’intangibilité des frontières coloniales ne constitue pas une règle absolue. La sécession a conduit à la création d’une nouvelle frontière reconnue internationalement, tout en s’appuyant largement sur d’anciennes circonscriptions administratives héritées de la période coloniale. Cet exemple nuance l’idée d’un ordre territorial entièrement figé par la communauté internationale : dans certaines circonstances, notamment lorsqu’une guerre prolongée débouche sur un accord politique soutenu par une reconnaissance extérieure, les cadres territoriaux peuvent être redéfinis.
5. L’intégration des conflits idéologiques
La cinquième thèse met en évidence l’intégration progressive des conflits idéologiques au sein du cadre étatique. Le nationalisme arabe et l’utopie califale islamiste ne constitueraient plus, selon Bishara, des menaces directes pour la légitimité de l’État, mais s’exprimeraient désormais comme des idéologies d’opposition à l’intérieur de celui-ci.
Cette hypothèse est éclairante, mais elle gagnerait à être formulée avec davantage de prudence. Si ces courants s’inscrivent fréquemment dans un horizon étatique, leurs rapports avec le pouvoir restent conflictuels et fluctuants. Les affrontements entre plusieurs régimes et les mouvements islamistes ont notamment contribué au renforcement de pratiques autoritaires.
L’expansion de l’État islamique à partir de 2014 constitue, à cet égard, un contre-exemple majeur à l’idée selon laquelle l’utopie califale ne menacerait plus directement la légitimité ou l’intégrité territoriale des États. En proclamant un califat transfrontalier et en exerçant son contrôle sur de vastes territoires en Irak et en Syrie, cette organisation a explicitement remis en cause les frontières existantes, la souveraineté étatique et le monopole de la violence légitime. Cet épisode montre que l’intégration de l’islamisme dans le cadre national demeure partielle et réversible, et qu’elle dépend étroitement des contextes de guerre civile et d’effondrement institutionnel.
6. Le nouveau communautarisme
Enfin, la sixième thèse désigne le « nouveau communautarisme » comme le principal danger qui menace l’État. Cette notion constitue sans doute l’une des contributions les plus originales de l’ouvrage, dans la mesure où elle déplace l’analyse des identités héritées vers les intérêts engendrés par la compétition pour le contrôle de l’État et l’accès à ses ressources.
Elle nécessiterait toutefois une définition plus rigoureuse. Comment distinguer ce nouveau communautarisme du confessionnalisme, du tribalisme ou du clientélisme ? Dans quelles circonstances la lutte pour les ressources étatiques conduit-elle à une fragmentation effective de l’institution militaire ? Le phénomène décrit par Bishara semble résulter d’une compétition intense pour la conquête de l’État et le contrôle de ses ressources. Si l’infiltration de l’armée par des loyautés concurrentes peut contribuer à sa désagrégation, la transformation de l’institution militaire en un ensemble de milices ne saurait être considérée comme automatique.
Une comparaison plus approfondie des cas étudiés permettrait de mieux identifier les facteurs déterminants : affaiblissement du commandement central, développement d’une économie de guerre, interventions extérieures ou concurrence entre élites armées. La Libye illustre également les risques associés à l’organisation d’élections en l’absence de structures étatiques stables, une telle situation étant susceptible d’accentuer les divisions préexistantes.
La trajectoire tunisienne depuis 2011 invite néanmoins à nuancer l’idée selon laquelle la compétition politique pour le contrôle des ressources de l’État conduirait nécessairement à une polarisation communautaire et à la fragmentation des institutions. Malgré une opposition initiale marquée entre forces islamistes et sécularistes, la transition a également favorisé des compromis politiques, des mécanismes de médiation civique et des mobilisations autour d’enjeux nationaux, notamment sociaux et économiques. La montée ultérieure de l’autoritarisme ne remet pas en cause cet apport analytique : elle montre plutôt que les crises politiques n’aboutissent pas mécaniquement à la militarisation des appartenances confessionnelles, tribales ou régionales.
Histoire et trajectoires
L’ouvrage articule une reconstruction historique de longue durée à une comparaison des trajectoires nationales. Cette démarche permet à Bishara de replacer la formation des États arabes contemporains dans une histoire qui précède la colonisation, tout en soulignant la diversité des expériences politiques et institutionnelles.
La première partie est consacrée à l’État ottoman. L’auteur en examine les particularités législatives, les réformes des Tanzimat, le passage du statut de sujet (ra‘iyya) à celui de citoyen ottoman, l’expérience de la monarchie constitutionnelle, puis le rétablissement de l’absolutisme sous Abdülhamid II. Il explique l’effondrement de l’État ottoman par l’endettement, l’incapacité à financer les réformes et les tensions entre les impératifs de l’État moderne et la structure impériale. Bishara insiste ainsi sur le fait que les institutions des États nationaux arabes sont largement issues de la modernisation ottomane et ne peuvent être expliquées par la seule entreprise coloniale.
La deuxième partie, composée de trois chapitres, analyse la structure et les principaux enjeux de l’État arabe : la souveraineté, la citoyenneté, l’appareil étatique, les rapports entre anciennes et nouvelles élites, ainsi que le monopole de la violence et de la législation. Si l’adage selon lequel « la guerre fait l’État » semble pertinent pour comprendre la formation de l’Empire ottoman, il s’applique moins aisément aux États arabes postcoloniaux, à l’exception notable de l’Égypte de Mohamed Ali.
La troisième partie porte sur les États constitués avant la colonisation. L’Égypte y est étudiée depuis le processus de centralisation engagé par Mohamed Ali jusqu’au régime des officiers instauré en 1952 et au développement du capitalisme d’État. L’analyse passe notamment par la création du premier conseil représentatif en 1866, l’expérience du pluralisme sous le protectorat britannique et l’élaboration, à partir de 1938, d’un droit civil qualifié de « conciliant ».
Pour la Tunisie, Bishara s’intéresse au pouvoir des beys, à la Constitution de 1861 – présentée comme la première constitution du monde arabe et musulman –, à l’endettement, à l’instauration du protectorat français en 1881 et à l’émergence du mouvement national. Dans le cas du Maroc, il décrit le passage de la bay‘a et de la siba à une monarchie moderne, qu’il caractérise comme une « monarchie dotée d’une constitution » plutôt que comme une monarchie constitutionnelle.
La quatrième partie examine les États dépourvus d’une existence politique antérieure sous leur forme contemporaine. La Syrie est étudiée à partir de l’expérience du gouvernement arabe de Damas, de la stratégie française du « diviser pour régner », de la création de mini-États confessionnels et du rejet de la Constitution par les autorités mandataires. Les institutions syriennes se seraient ainsi constituées à travers l’interaction entre l’administration du mandat et les élites urbaines héritières de l’ordre ottoman. Selon Bishara, l’expérience de la compétition politique avant l’acquisition de la souveraineté aurait contribué à associer la démocratie et le pluralisme à une atteinte à la souveraineté nationale.
L’Algérie constitue un autre cas, marqué par la colonisation de peuplement, la destruction des structures sociales et l’instauration d’un ordre ségrégatif. L’auteur retrace l’évolution du mouvement national, depuis les revendications assimilationnistes jusqu’à la revendication indépendantiste, puis à la lutte armée.
Enfin, la cinquième partie porte sur les fonctions modernes de l’État : le développement, la fourniture de services et la réponse aux attentes des citoyens. Elle examine également le clientélisme, la fonction publique et l’armée comme instruments de loyauté politique, la distinction entre nation arabe et nationalisme, l’autonomie relative que procure la rente pétrolière, le rôle du conflit avec les islamistes dans le durcissement autoritaire, ainsi que les facteurs qui contribuent à la force ou à la faiblesse de l’État.
L’analyse des élites occupe une place importante dans cette réflexion. Bishara montre qu’après les indépendances, les notables urbains ont monopolisé les institutions civiles tout en ouvrant davantage l’armée aux populations rurales, créant ainsi des conditions favorables aux coups d’État. Les élites radicales se sont ensuite elles-mêmes « ruralisées ». Les groupes traditionnels réapparaissent dans le paysage politique, mais leurs fonctions sont transformées et renouvelées par les intérêts liés à l’appareil d’État.
L’auteur souligne également la faiblesse de l’ancrage de l’identité nationale dans plusieurs sociétés arabes. Il interprète la place limitée des commémorations de l’indépendance et des symboles nationaux comme un indice de l’intériorisation inégale de cette identité. Cette hypothèse mériterait toutefois d’être étayée par des comparaisons plus précises. La faible célébration de l’indépendance, la connaissance limitée des hymnes nationaux et les changements de drapeaux observés lors de certaines révolutions – notamment l’adoption du drapeau de l’opposition en Syrie ou le retour à un ancien drapeau au Soudan – suggèrent que le changement de régime peut s’accompagner d’une redéfinition de l’identité même de l’État.
Conclusion
Bishara soutient que la violence ne saurait résoudre les conflits identitaires et que le monopole de la force ne suffit pas, à lui seul, à édifier un État durable. La stabilité de celui-ci repose plutôt sur l’intégration sociale et sur la primauté de la citoyenneté sur les appartenances infranationales. Dans les contextes marqués par la fragilité des institutions, de profondes divisions sociales, une citoyenneté peu consolidée et la politisation des identités infranationales, l’auteur privilégie une transformation graduelle du régime. Un renversement radical, qu’il résulte d’une révolution ou d’une intervention militaire extérieure, risque en effet de désorganiser l’appareil étatique et d’exacerber les conflits jusqu’à la guerre civile.
Cette orientation soulève toutefois une difficulté majeure : la réforme progressive suppose que les institutions disposent de capacités d’autocorrection, alors même que l’armée, la bureaucratie et les réseaux clientélaires peuvent être étroitement liés aux groupes qui détiennent le pouvoir. Dès lors, dans quelles conditions une transformation interne du régime peut-elle aboutir sans être neutralisée par les intérêts établis ? Cette question met en lumière la tension centrale qui traverse la réflexion de Bishara : préserver les capacités institutionnelles de l’État tout en transformant les rapports de pouvoir qui entravent l’affirmation de la citoyenneté.

Azmi Bishara, L’État arabe : genèse et trajectoire (en arabe). Doha, ACRPS, 2026 536 p.
Azmi Bishara
Écrivain et romancier syrien d’origine palestinienne, il a étudié le journalisme à la Faculté des Arts de l’Université de Damas et a travaillé comme rédacteur dans des journaux et périodiques arabes. Tayseer Khalaf est l’auteur de nombreux ouvrages en arabe, essais, fictions, et documents de recherche portant sur l’Empire ottoman.
Azmi Bishara est un intellectuel arabe de renom, philosophe politique et chercheur, auteur de nombreux ouvrages sur la pensée politique, la philosophie et les théories sociales. Ses travaux portent notamment sur l’État, la démocratie, la société civile, la laïcité, les révolutions arabes et la question palestinienne.
Parmi ses publications récentes figurent La Question de l’État (2023), L’État arabe : origines et évolution (2024) et Palestine : questions de vérité et de justice (2024). Il a également consacré une trilogie aux révolutions en Tunisie, en Égypte et en Syrie, analysant leurs dynamiques politiques et leurs évolutions.
Il est actuellement directeur général du Centre arabe de recherche et d’études politiques et président du conseil d’administration de l’Institut de Doha pour les études supérieures.
