26/05/2026

« Conseil de la paix » : reconfigurer la bande de Gaza selon la vision israélienne de l’après-guerre ?

Par l'Unité d'analyse politique de l'ACRPS
Image Gaza-ruines
Photo de Emad El Byedsur Unsplash

Derrière l’appellation consensuelle de « Conseil de la paix », censé accompagner la transition post-conflit à Gaza, se dessine un dispositif politico-sécuritaire où reconstruction, aide humanitaire et exigences de désarmement apparaissent étroitement imbriquées. Présenté comme un cadre international de stabilisation, ce mécanisme soulève toutefois une interrogation centrale : participe-t-il réellement à la sortie de guerre, ou contribue-t-il à redéfinir durablement les équilibres politiques et territoriaux de la bande de Gaza sous couvert d’ingénierie post-conflit ?

Le rapport présenté à la mi-mai 2026 par le « Conseil de la paix » pour Gaza devant le Conseil de sécurité des Nations unies évite d’imputer à Israël la moindre responsabilité dans ces violations. Il passe également sous silence la poursuite des frappes et des assassinats, l’extension du contrôle militaire israélien et le durcissement du blocus imposé à la bande de Gaza, alors même qu’il reconnaît que certaines de ces violations sont « graves[1] ».

Premier document publié depuis l’annonce officielle de la création du Conseil par le président américain Donald Trump, le 15 janvier 2026, ce rapport affirme que le cessez-le-feu « a globalement tenu pendant sept mois ». Pourtant, le 13 mai, Nickolay Mladenov, haut représentant du Conseil pour Gaza, reconnaissait lui-même qu’aucune avancée significative n’avait été enregistrée dans la mise en œuvre des principales dispositions de l’accord[2].

Plus encore, Mladenov impute cette impasse au Hamas, en conditionnant toute avancée du processus et le lancement de la reconstruction au désarmement des factions palestiniennes[3]. Lors de négociations avec le mouvement au Caire, il serait même allé jusqu’à évoquer des conséquences directes en cas de rejet de ses propositions.

Cette séquence soulève des interrogations de fond sur la nature et la fonction du Conseil. S’il se révèle incapable de mettre un terme aux violations israéliennes quotidiennes dans la bande de Gaza et aux dynamiques de reprise en main sécuritaire du territoire, quel rôle exerce-t-il réellement ? Plus largement, son action semble s’inscrire dans une architecture d’arrangements politiques et sécuritaires de long terme, visant à remodeler la réalité palestinienne sous couvert d’un cadre international.

Unité d’analyse politique de l’ACRPS

L’Unité d’analyse politique est un département du Arab Center for Research and Policy Studies (Doha) consacré à l’étude de l’actualité dans le monde arabe. Elle vise à produire des analyses pertinentes utiles au public, aux universitaires et aux décideurs politiques de la région et du reste du monde. En fonction des questions débattues, elle fait appel aux contributions de chercheurs et de spécialistes du ACRPS ou de l’extérieur. L’Unité d’analyse politique est responsable de l’édition de trois séries de publications scientifiques rigoureuses : Évaluation de situation, Analyse politique et Analyse de cas.

Le « Conseil de la paix » et la gestion de l’après-cessez-le-feu

La création du « Conseil de la paix » s’inscrit dans la volonté de structurer l’ordre politique et sécuritaire de la bande de Gaza au lendemain de la guerre. À travers ce dispositif, les États-Unis cherchent à encadrer, sous couverture internationale, des arrangements destinés à traduire sur le plan politique ce qu’Israël n’a pu imposer par la voie militaire.

Institué par la résolution 2803 du Conseil de sécurité, adoptée en novembre 2025[4]. , le Conseil a été présenté par Donald Trump comme une instance transitoire chargée de superviser la reconstruction et la phase de transition, aux côtés de la « Commission nationale pour l’administration de Gaza », du « Conseil exécutif de Gaza » et de la « Force internationale de stabilisation[5] ». Nikolay Mladenov s’est vu confier des prérogatives importantes en matière de coordination des financements et de pilotage des mécanismes de l’« après-guerre ».

Dans les faits, le fonctionnement du Conseil révèle une autre logique : faire de la reconstruction un levier de recomposition politique et sécuritaire de Gaza selon des priorités largement alignées sur la vision israélienne. Les volets liés à la reconstruction, à l’administration civile et à l’aide humanitaire se trouvent ainsi progressivement conditionnés à des exigences sécuritaires, au premier rang desquelles figure le désarmement de la résistance palestinienne.

Cette orientation est apparue au grand jour lors de la séance du Conseil de sécurité du 28 avril 2026 consacrée au « Conseil de la paix ». À cette occasion, Tony Blair, membre du Conseil exécutif, a conditionné toute levée des restrictions imposées à la bande de Gaza au désarmement de la résistance palestinienne. Selon lui, le Hamas, dans sa configuration actuelle, ne pouvait jouer aucun rôle dans l’administration du territoire – ni direct ni indirect – tant qu’il conserverait ses armes[6]. Cette même logique apparaît dans le rapport présenté par le Conseil au mois de mai 2026. Le texte y affirme que la reconstruction ne pourra commencer qu’après « le désarmement complet du Hamas et de tous les groupes armés à Gaza », présenté comme une « variable décisive » et comme la condition préalable à l’ensemble du plan[7]. Hamas a dénoncé cette approche comme une « tentative suspecte de brouiller les cartes » et d’entraver la mise en œuvre de l’accord dans les termes convenus. Selon le mouvement, le Conseil a de fait repris à son compte les exigences de l’occupation israélienne et ses priorités sécuritaires[8].

Cette logique de blocage s’est notamment manifestée dans le traitement réservé à la « Commission nationale pour la gestion de Gaza », conçue comme une instance technocratique palestinienne chargée d’administrer la bande de Gaza durant la phase de transition et de superviser les opérations de secours, de reconstruction et d’aide humanitaire.

Bien que sa composition ait fait l’objet d’un consensus dans le cadre des arrangements liés au cessez-le-feu, et qu’elle ait reçu l’aval des factions palestiniennes ainsi que de la présidence palestinienne comme structure administrative de transition[9], la Commission n’a toujours pas été autorisée à entrer dans la bande de Gaza pour commencer ses travaux.

Le 30 avril, son président, Ali Shaath, a pourtant annoncé avoir reçu, par l’intermédiaire de Mladenov, un accord de principe permettant son déploiement, affirmant que ses membres étaient prêts à entrer immédiatement en fonction[10]. En pratique, rien n’a suivi.

Pour le Hamas, cette situation ne relève pas d’un refus de céder le pouvoir administratif. Le mouvement a rejeté les accusations du Conseil selon lesquelles il chercherait à conserver le contrôle de Gaza, rappelant avoir déclaré à plusieurs reprises être disposé à transférer cette responsabilité à la Commission nationale. Selon lui, c’est Israël qui empêche concrètement cette dernière d’accéder au territoire et d’exercer ses missions[11]. Cela montre que le fonctionnement de la Commission, tout comme l’aide humanitaire et la reconstruction, a été subordonné à des arrangements politiques et sécuritaires alignés sur la vision israélienne de l’avenir de Gaza.

Cette dynamique s’est accompagnée d’un renforcement du contrôle israélien sur le terrain après le cessez-le-feu. Les forces israéliennes auraient déplacé vers l’ouest la « ligne jaune » définissant les limites du contrôle militaire à l’intérieur de Gaza, au-delà des positions initialement convenues, tout en établissant au moins 32 positions militaires permanentes ou semi-permanentes[12]. Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, s’en est publiquement félicité, affirmant : « À Gaza, nous ne contrôlons plus seulement 50 % ; nous en contrôlons désormais 60 % [13]».

Selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, 167 Palestiniens ont été tués à proximité des zones tampons entre octobre 2024 et janvier 2026, parmi lesquels des femmes et des enfants. De son côté, Médecins sans frontières a affirmé que l’expansion du dispositif israélien avait « empiété sur les zones d’approvisionnement en eau et les installations sanitaires[14] ». L’UNRWA a également indiqué que 127 de ses installations se trouvaient désormais dans des zones dont l’accès nécessite une coordination préalable avec Israël[15]. Pour les auteurs de cette lecture critique, ces évolutions traduisent l’utilisation du cessez-le-feu comme instrument de redéfinition de la géographie sécuritaire de la bande de Gaza, tandis que le Conseil fournirait le cadre politique et administratif permettant d’accompagner cette transformation.

Cette logique se retrouve enfin dans l’architecture financière du Conseil. Des propositions américaines ont été examinées afin de transférer au Conseil une partie des recettes fiscales palestiniennes retenues par Israël pour financer les dispositifs de l’après-guerre, après l’échec à mobiliser les financements promis par les États membres[16].

En réalité, le Conseil n’aurait reçu qu’une fraction des 17 milliards de dollars annoncés. Une telle orientation reviendrait, concrètement, à faire supporter aux Palestiniens le coût d’arrangements politiques et sécuritaires pilotés selon une logique américano-israélienne, tout en accordant à Israël un rôle direct dans la gestion des ressources financières palestiniennes, alors même que la catastrophe humanitaire continue de s’aggraver dans la bande de Gaza[17].

Les conséquences de deux années de guerre d’extermination

L’évaluation rapide finale des dommages et des besoins dans la bande de Gaza, publiée en avril 2026 par les Nations unies et l’Union européenne, décrit l’ampleur des destructions provoquées par la guerre israélienne, présentée dans le rapport comme une guerre d’extermination. Selon cette évaluation, le conflit a engendré l’une des catastrophes humanitaires et urbaines les plus dévastatrices de l’histoire contemporaine[18].

Le rapport fait état de plus de 71 000 morts et de 171 000 blessés, auxquels s’ajoutent des milliers de personnes toujours portées disparues sous les décombres. Plus de 1,9 million de Palestiniens ont été déplacés à plusieurs reprises à l’intérieur de la bande de Gaza, tandis que plus de 1,2 million de personnes – soit près de 60 % de la population – ont perdu leur logement.

Le coût matériel des destructions est estimé à 35,2 milliards de dollars, auxquels s’ajoutent environ 22,7 milliards de pertes économiques. Les besoins nécessaires au relèvement et à la reconstruction atteindraient, eux, 71,4 milliards de dollars. Ces chiffres donnent la mesure des destructions subies par les infrastructures résidentielles, les services essentiels et les capacités de production du territoire.

Les conséquences touchent l’ensemble des secteurs vitaux. Plus de la moitié des hôpitaux et environ 62 % des centres de soins de santé primaires ont cessé de fonctionner, tandis que plus de 728 000 enfants et jeunes Palestiniens ont été privés d’accès à l’éducation.

Le secteur agricole a lui aussi été profondément dévasté : plus de 95 % des infrastructures agricoles ont été détruites et près de 96 % des terres cultivables ont été endommagées ou rendues inaccessibles. Dans le même temps, 1,6 million de Palestiniens font face à une insécurité alimentaire sévère sous l’effet du maintien du blocus.

Sur le plan économique, l’activité dans la bande de Gaza est proche de l’effondrement. Le produit intérieur brut réel s’est contracté de 83 %, tandis que le taux d’emploi est tombé à 9,3 %, l’un des niveaux les plus faibles enregistrés au monde.

Selon le rapport, ces indicateurs correspondent à une perte estimée à soixante-dix-sept années de développement humain : l’indice de développement humain y atteint son niveau le plus bas depuis le début de sa mesure. Autrement dit, la guerre aurait provoqué un démantèlement presque total des conditions matérielles de la vie dans la bande de Gaza et transformé en profondeur les conditions mêmes de la survie de sa population.

Gaza après le cessez-le-feu

Malgré l’annonce faite par Donald Trump, le 9 octobre 2025, de la conclusion d’un accord censé mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza[19], sa mise en œuvre est restée, dans les faits, limitée à une partie des dispositions prévues pour la première phase. Celle-ci portait avant tout sur l’échange de prisonniers et la restitution de dépouilles entre Israël et les factions de la résistance palestinienne[20]. Selon cette lecture des événements, les factions palestiniennes ont respecté les engagements liés à cette première étape, tandis qu’Israël se serait soustrait à une grande partie des siens : retrait au-delà de la « ligne jaune », acheminement régulier de l’aide humanitaire et allègement des restrictions militaires imposées à la bande de Gaza.

Bien que ces engagements n’aient pas été pleinement appliqués et que le cessez-le-feu soit demeuré incomplet, l’administration américaine a annoncé dès janvier 2026 le lancement de la deuxième phase de son plan fondé sur la résolution 2803 du Conseil de sécurité. Celle-ci prévoyait l’ouverture du chantier de la reconstruction et le passage aux dispositions dites de l’« après-conflit [21]». Le texte suggère que cette accélération répondait principalement à la volonté américaine d’obtenir le désarmement du Hamas.

Dans le même temps, Israël aurait continué à entraver le passage effectif à cette nouvelle phase, traduisant une conception du cessez-le-feu davantage pensée comme un mécanisme de gestion sécuritaire temporaire que comme une véritable fin de guerre.

Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, le 10 octobre 2025, jusqu’à la mi-mai 2026, le nombre de Palestiniens tués est estimé à environ 871, auxquels s’ajoutent 2 562 blessés. Les équipes de secours et de la protection civile ont par ailleurs exhumé 776 corps dans différentes zones de la bande de Gaza, tandis que d’autres restent inaccessibles faute de moyens techniques suffisants[22]. Ces chiffres témoignent de la poursuite des opérations israéliennes dans la bande de Gaza et du maintien de frappes quasi quotidiennes malgré l’entrée en vigueur du cessez-le-feu.

Israël aurait également poursuivi, sous couvert du cessez-le-feu et du « Conseil de la paix », sa politique d’assassinats ciblés visant des responsables militaires et des cadres des mouvements de résistance palestiniens.

Le dernier cas mentionné est celui d’Ezzedine al-Haddad, présenté comme ayant pris la tête de l’état-major des Brigades Ezzedine al-Qassam après la mort de Mohammed al-Sinwar. Avant lui, auraient notamment été visés Raed Saad, chef des opérations des Brigades al-Qassam et membre de leur conseil militaire, Iyad al-Shinbari, responsable des opérations du renseignement militaire du mouvement, ainsi que Mohammed al-Hawli, commandant adjoint de la division de la région centrale. Le texte cite également plusieurs commandants de terrain, parmi lesquels Nael al-Barawi et Taj al-Din al-Wahidi. Selon cette source, une grande partie de ces assassinats est intervenue durant les périodes de négociation portant sur la mise en œuvre de la deuxième phase de l’accord.

Le Bureau de presse du gouvernement à Gaza affirme avoir recensé plus de 2 400 violations israéliennes du cessez-le-feu entre le 10 octobre 2025 et le 10 avril 2026 : 1 109 frappes aériennes ou bombardements, ainsi que 921 tirs visant des civils, des rassemblements de personnes déplacées, des membres des forces de police, des journalistes, des travailleurs humanitaires et des pêcheurs au large de la bande de Gaza[23]. Les restrictions humanitaires auraient également perduré, maintenant un niveau de crise critique en raison des limitations sur l’entrée de l’aide, du carburant et des fournitures médicales.

Avec le déclenchement de la guerre israélo-américaine contre l’Iran, le 28 février 2026, Israël a fermé les points de passage vers Gaza, provoquant une chute brutale des approvisionnements : le nombre moyen de camions entrant dans l’enclave est passé de 4 200 par semaine à seulement 590[24]. Même après la réouverture partielle du point de passage de Kerem Shalom en mars 2026, le volume de l’aide est resté très inférieur aux besoins de la population.

En avril, l’aide alimentaire a atteint environ 197 000 familles, couvrant seulement 75 % du minimum des besoins quotidiens. Dans le même temps, 68 % des habitants auraient été contraints de brûler des déchets pour cuisiner, en raison de la pénurie aiguë de gaz.

La situation sanitaire est, elle aussi, demeurée critique : seuls 19 hôpitaux continuaient de fonctionner partiellement. Le nombre de personnes vivant avec des blessures invalidantes ou des séquelles lourdes dépassait 43 000, tandis que plus de 50 000 avaient besoin d’une prise en charge de réadaptation à long terme.

Selon les estimations du ministère de la Santé à Gaza, plus de 1 400 patients seraient décédés en attendant une évacuation médicale. Plus de 18 500 personnes – dont environ 4 000 enfants – restaient inscrites sur des listes d’attente pour être soignées hors de la bande de Gaza. Ces éléments illustrent le maintien du recours au blocus et aux restrictions humanitaires comme instruments de pression sur Gaza et sa population, dans une perspective qui dépasserait le seul objectif sécuritaire.

Conclusion

Au terme de cette séquence, la trajectoire suivie par le « Conseil de la paix » repose sur un principe central : conditionner la reconstruction, l’acheminement de l’aide et l’amélioration des conditions de vie dans la bande de Gaza au désarmement de la résistance palestinienne. Cette logique ne se limite pas à une dynamique de stabilisation ou de reconstruction ; elle participe à la mise en place progressive d’un nouvel ordre politique et sécuritaire aligné sur les priorités israéliennes pour l’après-guerre.

Dans ce cadre, le Conseil aurait transmis au Hamas, à la fin du mois de mars 2026, une proposition prévoyant le démantèlement du réseau de tunnels et la remise des armes sur une période de huit mois. En contrepartie, seraient prévus des arrangements concernant l’administration et la reconstruction de la bande de Gaza, ainsi qu’un retrait des forces israéliennes conditionné à une « vérification finale du désarmement ».

Le texte souligne qu’aucune référence n’y est faite à la création d’un État palestinien ni à une perspective de fin de l’occupation.

Dès lors, la reconstruction, au même titre que l’assouplissement des restrictions humanitaires, apparaît moins comme un objectif en soi que comme un levier de pression politique et sécuritaire visant à imposer les conditions israéliennes sur l’avenir de Gaza et de la résistance palestinienne — autrement dit, à obtenir par des mécanismes politiques ce que la guerre n’a pas permis d’imposer.

Cette dynamique s’inscrit également dans les discussions entre les États-Unis et le « Conseil de la paix » autour d’un « plan alternatif » destiné aux zones échappant au contrôle du Hamas. Celui-ci comprendrait l’intervention d’une commission technocratique palestinienne, le déploiement de forces internationales de stabilisation et le lancement de projets de reconstruction partielle.

Au total, ces dispositifs dessinent une recomposition plus large de l’organisation politique et sécuritaire de la bande de Gaza, où l’accès aux droits fondamentaux — reconstruction, aide humanitaire, conditions matérielles de survie — tend à être conditionné à des impératifs de contrôle sécuritaire et d’alignement politique, plutôt qu’à la fin effective de la guerre et à la réponse à la catastrophe humanitaire.

Notes

[1] Ibtisam Azim, « أبرز ما جاء في تقرير “مجلس السلام” بشأن غزة أمام مجلس الأمن » [Les principaux points du rapport du « Conseil de la paix » sur Gaza présenté au Conseil de sécurité], Al-Araby Al-Jadeed (en arabe), 20 mai 2026, consulté le 22 mai 2026. URL : https://acr.ps/hBxMvNZ

[2] « مبعوث مجلس السلام: وقف النار في غزة لم يلب تطلعات الفلسطينيين والإسرائيليين » [L’envoyé du Conseil de la paix : le cessez-le-feu à Gaza n’a pas répondu aux attentes des Palestiniens et des Israéliens], Al-Sharq Al-Awsat (en arabe), 13 mai 2026, consulté le 22 mai 2026. URL : https://acr.ps/hBxMw1A

[3] « ملادينوف: حماس يمكن أن تتحول إلى حركة سياسية وتلقي السلاح » [Mladenov : le Hamas peut devenir un mouvement politique et déposer les armes], Al-Madina (en arabe), 13 mai 2026, consulté le 22 mai 2026. URL : https://acr.ps/hBxMwfb

[4] « نص قرار مجلس الأمن 2803 بشأن قطاع غزة وإنهاء الحرب » [Texte de la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies sur la bande de Gaza et la fin de la guerre], Wafa (en arabe), 17 novembre 2025, consulté le 22 mai 2026. URL :https://acr.ps/hBxMwsM

[5] « مجلس السلام… آلية دولية يقودها ترامب » [Le Conseil de la paix : un mécanisme international porté par Trump], Al Jazeera (en arabe), 22 janvier 2026, consulté le 22 mai 2026. URL : https://acr.ps/hBxMvCj

[6]  مجلس الأمن يناقش القضية الفلسطينية ويستمع لإحاطة من مجلس السلام » [Le Conseil de sécurité examine la question palestinienne et entend un exposé du Conseil de la paix], ONU Info (en arabe), 28 avril 2026, consulté le 22 mai 2026. URL : https://acr.ps/hBxMvPU

[7] Azim, art. cit.

[8] « حماس يرفض تقرير “مجلس السلام” ويتهمه بتبني رواية الاحتلال » [Le Hamas rejette le rapport du « Conseil de la paix » et l’accuse de reprendre la position israélienne], Al-Araby Al-Jadeed (en arabe), 19 mai 2026, consulté le 22 mai 2026. URL :https://acr.ps/hBxMw3v

[9] « دعم فلسطيني لتشكيل لجنة إدارة قطاع غزة » [Soutien palestinien à la formation d’une commission d’administration de la bande de Gaza], Al-Araby Al-Jadeed (en arabe), 14 janvier 2026, consulté le 22 mai 2026. URL : https://acr.ps/hBxMwh6

[10] Hosni Nadim, « علي شعث: حصلنا على موافقة مبدئية لدخول لجنة إدارة غزة إلى القطاع » [Ali Shaath : nous avons obtenu un accord de principe pour l’entrée de la commission de gestion de Gaza dans le territoire], Agence Anadolu (en arabe), 30 avril 2026, consulté le 22 mai 2026. URL : https://acr.ps/hBxMwuH

[11] « حماس يرفض تقرير “مجلس السلام” ويتهمه بتبني رواية الاحتلال » [Le Hamas rejette le rapport du « Conseil de la paix » et l’accuse de reprendre la position israélienne], Al-Araby Al-Jadeed (en arabe), art. cit.

[12] Gaza: Israel Restricting Aid, Killing Civilians During Ceasefire — Famine Risk Returns as “Peace Council” Falls Short, Human Rights Watch, 19 May 2026, consulted on 22 May 2026. URL : https://acr.ps/hBxMvEe

[13] « نتنياهو: القوات الإسرائيلية تسيطر الآن على 60% من غزة » [Netanyahou : les forces israéliennes contrôlent désormais 60 % de Gaza], Al-Sharq Al-Awsat (en arabe), 17 mai 2026, consulté le 22 mai 2026. URL :  https://acr.ps/hBxMvRP

[14] Gaza: Israel Restricting Aid, Killing Civilians During Ceasefire — Famine Risk Returns as “Peace Council” Falls Short, Human Rights Watch, art. cit.

[15] Ibid.

[16]  « رويترز: واشنطن قد تطلب تحويل أموال المقاصة الفلسطينية المحتجزة إلى مجلس السلام » [Reuters : Washington pourrait demander le transfert des recettes fiscales palestiniennes retenues vers le Conseil de la paix], Ultra Palestine (en arabe), 16 mai 2026, consulté le 22 mai 2026. URL : https://acr.ps/hBxMw5q

[17] « مجلس السلام يعلن عجزاً تمويلياً في خطة ترامب لإعمار غزة » [Le Conseil de la paix annonce un déficit de financement dans le plan Trump pour la reconstruction de Gaza], France 24 Arabic (en arabe), 19 mai 2026, consulté le 22 mai 2026. URL : https://acr.ps/hBxMwj1

[18] United Nations, European Union, World Bank, Gaza Strip Rapid Damage and Needs Assessment, April 2026, consulted on 22 May 2026. URL : https://acr.ps/hBxMwwC

[19] Nidal al-Maghribi, Mat Spetalnick, Trevor Hunnicutt, Israel and Hamas Agree on First Phase of Trump Plan to End Gaza War, Reuters, 9 October 2025, consulted on 22 May 2026. URL : https://acr.ps/hBxMvG9

[20] Dedi Hayun, Israel Buries Last Hostage Recovered from Gaza, Closing Painful Chapter, Reuters, 28 January 2026, consulted on 22 May 2026. URL : https://acr.ps/hBxMvTK

[21] « الولايات المتحدة تعلن إطلاق المرحلة الثانية من “خطة غزة” وتشكيل لجنة لإدارة القطاع » [Les États-Unis annoncent le lancement de la deuxième phase du « plan pour Gaza » et la création d’un comité chargé de l’administration du territoire], CNN Arabic (en arabe), 14 janvier 2026, consulté le 22 mai 2026. URL : https://acr.ps/hBxMw7l

[22] « ارتفاع حصيلة الشهداء في قطاع غزة إلى 72763 والإصابات إلى 172664 منذ بدء العدوان » [Le bilan des morts dans la bande de Gaza atteint 72 763 et celui des blessés 172 664 depuis le début de l’offensive], Wafa (en arabe), 17 mai 2026, consulté le 22 mai 2026. URL : https://acr.ps/hBxMwkW

[23] Mera Aladam, Full List of Israeli Ceasefire Violations in Gaza, Seven Months On, Middle East Eye, 15 May 2026, consulted on 22 May 2026. URL : https://acr.ps/hBxMwyx

[24] Gaza: Israel Restricting Aid, Killing Civilians During Ceasefire — Famine Risk Returns as “Peace Council” Falls Short, Human Rights Watch, art. cit.