14/09/2026

Le Royaume-Uni durcit sa position sur l’occupation israélienne

Par l'Unité d'analyse politique de l'ACRPS
Photo du Ministère des affaires étrangères britanique
Foreign, Commonwealth & Development Office, UK government building exterior signage- located on Whitehall, Westminster, London. Par William , via AdobStock

En renforçant ses sanctions contre la colonisation israélienne en Cisjordanie et en durcissant son discours sur l’occupation, le Royaume-Uni marque une inflexion importante de sa politique à l’égard d’Israël. Cette évolution, portée par le gouvernement de Keir Starmer sous l’effet des transformations du contexte international et des pressions au sein du Parti travailliste, interroge désormais la nature et la portée du changement dans les relations britannico-israéliennes.

Le 8 septembre 2026, le gouvernement britannique a franchi un nouveau seuil dans sa politique à l’égard de la colonisation israélienne en Cisjordanie occupée. Londres a annoncé l’interdiction d’importer des produits provenant des « colonies illégales », des sanctions contre les personnes et les entreprises contribuant à leur construction, à leur financement ou à leur expansion, ainsi que l’interdiction de promouvoir au Royaume-Uni la vente de biens immobiliers situés dans ces colonies[1].

Ces mesures se sont accompagnées d’un tournant notable dans le discours politique britannique. Pour la première fois, le Royaume-Uni a déclaré que la poursuite de l’occupation israélienne des territoires palestiniens était illégale. Le ministre des Affaires étrangères, Ed Miliband, a également employé l’expression « nettoyage ethnique » pour qualifier l’expulsion de Palestiniens de certaines zones de Cisjordanie, en raison de la violence des colons et des mesures prises par le gouvernement israélien[2].

Cette évolution ne signifie pas pour autant que Londres remet en cause l’ensemble de ses relations avec Israël. Elle traduit plutôt le passage d’une condamnation essentiellement diplomatique de la colonisation à une volonté d’agir sur les mécanismes économiques et juridiques qui contribuent à sa pérennisation. Elle s’inscrit dans une évolution amorcée sous le gouvernement de Keir Starmer, mais accélérée par les transformations du contexte international et, surtout, par la pression croissante exercée au sein même du Parti travailliste sur la question palestinienne.

Dès lors, la décision britannique soulève une double question : constitue-t-elle un véritable tournant dans la politique du Royaume-Uni à l’égard d’Israël ou seulement une nouvelle étape dans le durcissement progressif de sa position sur la colonisation ? Et dans quelle mesure ce changement est-il appelé à modifier concrètement les relations britannico-israéliennes ?

 

Unité d’analyse politique de l’ACRPS

L’Unité d’analyse politique est un département du Arab Center for Research and Policy Studies (Doha) consacré à l’étude de l’actualité dans le monde arabe. Elle vise à produire des analyses pertinentes utiles au public, aux universitaires et aux décideurs politiques de la région et du reste du monde. En fonction des questions débattues, elle fait appel aux contributions de chercheurs et de spécialistes du ACRPS ou de l’extérieur. L’Unité d’analyse politique est responsable de l’édition de trois séries de publications scientifiques rigoureuses : Évaluation de situation, Analyse politique et Analyse de cas.

Un tournant dans le durcissement de la position britannique ?

La décision britannique constitue une inflexion notable dans une évolution engagée progressivement depuis environ deux ans. Celle-ci avait commencé en septembre 2024, lorsque le gouvernement de l’ancien Premier ministre Keir Starmer, sous la pression d’une opinion publique de plus en plus opposée aux politiques israéliennes à Gaza, avait pris des mesures limitées, essentiellement symboliques, à l’encontre d’Israël. Il avait notamment annulé certaines licences d’exportation d’armes vers Israël, suspendu, en mai 2025, les négociations visant à actualiser l’accord de libre-échange avec ce pays et imposé des sanctions à des personnalités et à des entités liées aux violences commises par les colons. En 2026, le gouvernement avait également renforcé ses directives à l’intention des entreprises britanniques afin de leur interdire de mener des activités économiques et financières dans les colonies[3].

La décision annoncée par Miliband, ainsi que les termes employés pour qualifier les La décision annoncée par Miliband, ainsi que les termes employés pour qualifier les politiques israéliennes en Cisjordanie occupée, confirment donc cette évolution de la position britannique à l’égard de la colonisation israélienne dans les territoires occupés. Elle marque le passage de moyens de pression diplomatiques et de sanctions individuelles à une tentative de s’attaquer à l’infrastructure juridique et économique qui permet la poursuite du projet de colonisation.

Les ressorts du changement de position britannique

Plusieurs facteurs ont contribué à cette évolution :

Premièrement, le cadre juridique international a évolué à la suite de l’avis consultatif rendu par la Cour internationale de justice le 19 juillet 2024. Celle-ci a conclu à l’illégalité de la présence israélienne dans les territoires palestiniens occupés et a estimé que les autres États ne devaient ni reconnaître la situation qui en découle ni apporter une aide permettant son maintien[4].

Deuxièmement, l’accumulation des conséquences politiques et humanitaires de la guerre à Gaza a pesé sur les relations d’Israël avec ses alliés occidentaux. Le fossé s’est en effet creusé entre, d’une part, l’attachement officiel de ces États à la solution à deux États et, d’autre part, les réalités créées par Israël sur le terrain en Cisjordanie. Le nombre de colons est ainsi passé d’environ 270 000 lors de la signature des accords d’Oslo, en 1993, à environ 770 000 aujourd’hui, tandis que le nombre de logements dans les colonies approuvés au cours des quatre dernières années a dépassé celui autorisé par les gouvernements israéliens au cours des vingt années précédentes[5].

Troisièmement, le projet E1, qui prévoit la construction de plus de 1 200 logements dans une zone située entre Jérusalem-Est et la colonie de Ma’ale Adumim, a renforcé les inquiétudes britanniques et européennes. Cette zone est en effet considérée par la Grande-Bretagne et plusieurs autres pays européens comme essentielle au maintien de la continuité territoriale d’un futur État palestinien[6].

Mais le facteur le plus déterminant du revirement britannique semble être l’évolution de l’opinion publique au Royaume-Uni, notamment au sein de la base du Parti travailliste, face à la position jugée ambiguë du gouvernement de Keir Starmer à l’égard de la guerre menée par Israël à Gaza, qui se poursuit encore aujourd’hui.

La position du gouvernement britannique sur la guerre à Gaza avait commencé à produire des effets politiques dès les élections législatives de 2024. Bien que le Parti travailliste ait remporté une large victoire, il avait perdu cinq circonscriptions au profit de candidats indépendants qui avaient principalement axé leur campagne sur la dénonciation des crimes commis par Israël à Gaza. Des données publiées par la chaîne britannique Sky News avaient montré que le score du Parti travailliste avait reculé de 14,3 points de pourcentage dans les circonscriptions où la proportion de musulmans dépassait 15 %[7].

Si la victoire travailliste avait alors masqué l’ampleur du problème, il était néanmoins devenu difficile d’ignorer la fracture provoquée par la guerre à Gaza entre la direction du parti et une partie importante de sa base traditionnelle, notamment parmi les jeunes, la gauche, les électeurs progressistes des grandes villes – en particulier à Londres et à Manchester – et les électeurs musulmans.

Cette fracture s’est manifestée plus nettement encore lors des élections locales de mai 2026, au cours desquelles le Parti travailliste a perdu plus de 1 500 des 2 600 sièges locaux qu’il détenait. Cette défaite a provoqué un véritable choc au sein du parti et déclenché une rébellion au sein de son groupe parlementaire, dont plusieurs membres ont imputé la responsabilité de l’échec à la direction incarnée par Keir Starmer.

De larges pans du parti ont considéré que la position jugée « floue » de Starmer face à la guerre à Gaza constituait l’une des principales causes de cette défaite retentissante, ce qui l’a finalement conduit à annoncer sa démission le 22 juin 2026[8].

La révolte qui a secoué le parti et l’élection d’une nouvelle direction ont entraîné une évolution notable de la politique gouvernementale à l’égard de la question palestinienne. Après avoir succédé à Starmer à la tête du parti, puis accédé au poste de Premier ministre, Andy Burnham n’a pas seulement traité la question de Gaza comme un dossier parmi d’autres de sa politique étrangère : il l’a également considérée comme un enjeu interne au Parti travailliste[9].

Avant de devenir Premier ministre, Burnham avait ouvertement reconnu que le Parti travailliste « n’avait pas géré correctement » la tragédie de Gaza. Il s’était excusé pour la position adoptée par le parti à l’égard de la guerre et engagé à exercer une pression accrue sur Israël afin qu’il modifie ses politiques. Il s’agissait manifestement, pour la nouvelle direction, de reconquérir une partie de la base électorale qui avait abandonné le parti en raison de la position du gouvernement Starmer sur Gaza. Un sondage réalisé à cette époque avait montré que les deux tiers des électeurs travaillistes qui s’étaient ensuite tournés vers les Verts citaient Gaza comme la raison pour laquelle ils avaient cessé de voter pour le Parti travailliste[10].

Au cours des deux années pendant lesquelles Starmer a dirigé le gouvernement, sa stratégie reposait sur un recentrage du parti, fondé sur l’idée que les électeurs situés à sa gauche n’avaient pas d’autre choix électoral. La question de Gaza a toutefois démontré les limites de cette hypothèse. Comme l’ont montré les résultats des élections de mai 2026, certains de ces électeurs se sont tournés vers les Verts ou vers des candidats indépendants, tandis que d’autres se sont abstenus. Cette évolution a contribué à la défaite retentissante du Parti travailliste.

Les excuses de Burnham concernant la politique du parti à l’égard de Gaza peuvent ainsi être interprétées comme la reconnaissance du fait que la politique étrangère a désormais un coût électoral. Le gouvernement est donc désormais conduit à évaluer sa position à l’égard d’Israël non seulement en fonction de ses relations avec les États-Unis ou de considérations générales de politique étrangère, mais aussi au regard de son impact électoral.

Pour Burnham, la question palestinienne n’est ainsi plus seulement un dossier à gérer dans le souci de préserver les relations avec les États-Unis et Israël. Elle participe désormais à la recomposition de la base sociale et électorale du Parti travailliste. La position sur la Palestine a, dans cette perspective, contribué à redéfinir les équilibres internes du parti, ce qui permet également de comprendre la force de Burnham en son sein. Dans le cadre de la course à la direction du parti, il a en effet bénéficié d’un large soutien des syndicats et des organisations liées au monde du travail. Ceux-ci ont joué un rôle central dans la transformation de la position à l’égard de la Palestine en enjeu électoral, faisant de Burnham le seul candidat capable de réunir le soutien parlementaire nécessaire[11].

Un changement réel, mais encore limité

Le changement introduit par la décision britannique réside dans deux évolutions interdépendantes qu’il convient toutefois de distinguer.

La première est d’ordre juridique. Elle consiste à passer de la condamnation de l’illégalité des seules colonies à la reconnaissance de l’illégalité de la poursuite de l’occupation elle-même. Cette évolution élargit la base juridique sur laquelle s’appuie la Grande-Bretagne : d’un champ d’application relativement étroit, centré sur des activités spécifiques, elle passe à un champ plus large englobant la nature même du contrôle israélien.

La seconde évolution est d’ordre politique. Elle réside dans l’emploi de l’expression « nettoyage ethnique » pour qualifier un schéma de déplacement qui a touché plus de 65 communautés palestiniennes et près de 4 000 Palestiniens depuis 2023[12]. Il s’agit d’un passage de la condamnation de pratiques individuelles imputées aux colons à la qualification d’un schéma systématique lié aux politiques de l’État, sans que le Royaume-Uni n’étende pour autant cette qualification à l’ensemble de la politique israélienne.

En d’autres termes, la Grande-Bretagne n’a pas remis en cause ses relations commerciales et sécuritaires avec Israël à l’intérieur des frontières de 1967. Elle n’a pas non plus suspendu la coopération militaire et de renseignement entre les deux pays, ni opté pour un boycott total ou pour des sanctions visant les institutions de l’État israélien elles-mêmes. La décision reste donc circonscrite à la politique de colonisation et ne s’étend pas, à ce stade, au cœur de la relation bilatérale.

C’est précisément cette distinction entre la sanction de la colonisation et le maintien des relations avec Israël à l’intérieur de la Ligne verte qui permet d’interpréter la décision comme une réponse à l’escalade de la colonisation en Cisjordanie, sans y voir, à ce stade, une remise en cause de l’ensemble de la politique britannique à l’égard d’Israël.

À cela s’ajoute que l’impact des mesures prises par le gouvernement britannique sur l’économie israélienne, et même sur celle des colonies, demeure limité. Les exportations des colonies vers la Grande-Bretagne sont en effet très faibles au regard du volume des échanges commerciaux bilatéraux et concernent principalement des produits agricoles tels que les dattes, les agrumes et le vin[13].

Cependant, évaluer l’importance de la décision uniquement à l’aune de son impact sur le volume des échanges commerciaux entre les deux pays reviendrait à négliger son aspect le plus significatif : le précédent qu’elle établit. Il existe en effet une différence fondamentale entre, d’une part, l’étiquetage des produits provenant des colonies – mesure que plusieurs pays européens ont déjà adoptée sans que cela n’affecte profondément la structure de leurs relations avec Israël – et, d’autre part, l’adoption d’un principe général selon lequel l’État ne devrait pas autoriser des relations économiques contribuant à la pérennisation d’une activité de colonisation illégale.

Si cette logique devait à l’avenir s’étendre aux secteurs de la finance, de l’assurance et de l’investissement, ainsi qu’aux entreprises israéliennes internationales liées aux colonies, le coût réel de ces mesures pourrait alors être largement supérieur à leur portée actuelle.

La réaction israélienne : défendre le statu quo

La réaction israélienne s’est révélée plus virulente que ne le laisserait supposer l’importance économique limitée de ces mesures. Israël refuse catégoriquement de se voir imposer des sanctions par des pays démocratiques et craint que la décision britannique ne crée un précédent susceptible d’encourager d’autres États à adopter des mesures similaires, même lorsque leur impact économique demeure symbolique.

Israël a ainsi annoncé la fermeture du consulat britannique à Jérusalem-Est, mis fin à la participation de la Grande-Bretagne au mécanisme de coordination mené par les États-Unis concernant Gaza et interdit l’entrée sur son territoire à plusieurs personnalités britanniques. De son côté, le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, a qualifié la décision britannique d’ingérence dans les affaires intérieures israéliennes, rejeté la qualification d’« épuration ethnique » et dénoncé ce qu’il a présenté comme une accusation mensongère[14].

La virulence de la réaction israélienne ne s’explique donc pas tant par le coût économique direct de ces mesures que par la prise de conscience des risques politiques et juridiques qu’elles pourraient faire peser sur le projet d’intégration des colonies à l’État israélien.

Plus la distinction internationale entre Israël à l’intérieur des frontières de 1967 et les territoires palestiniens occupés s’accentue, plus il devient difficile de transformer la réalité de l’annexion de fait en Cisjordanie en un fait accompli bénéficiant d’une forme d’acceptation internationale. Cela explique la réaction particulièrement ferme d’Israël, qui cherche à dissuader d’autres États d’adopter une logique similaire, notamment en Europe.

Cette évolution intervient alors qu’un nombre croissant de capitales européennes expriment leur inquiétude face à la persistance des politiques israéliennes susceptibles de compromettre toute possibilité de création d’un État palestinien indépendant. La décision britannique a été prise en coordination avec la France et le Canada, tandis qu’un communiqué commun a été publié par douze pays européens, dont le Danemark, la Finlande, l’Irlande, la Norvège, la Pologne, le Portugal, l’Espagne et la Suède. Ceux-ci y ont annoncé leur intention d’adopter des restrictions nationales ou de soutenir l’adoption de restrictions européennes concernant le commerce avec les colonies[15].

Conclusion

La décision britannique ne traduit peut-être pas, à elle seule, un changement fondamental dans les relations entre la Grande-Bretagne et Israël. Elle représente néanmoins un tournant significatif en matière de langage politique et d’instruments d’action. Elle fait évoluer la politique britannique d’une position essentiellement fondée sur la condamnation verbale vers une approche davantage axée sur l’imposition de conséquences économiques et juridiques à la poursuite de la colonisation.

Cela n’exclut pas la possibilité d’une évolution plus profonde de la politique britannique à l’avenir. Le gouvernement d’Andy Burnham semble en effet chercher à établir une nouvelle équation, consistant à restaurer la dimension sociale et économique traditionnelle du Parti travailliste sur le plan intérieur tout en menant, sur le plan extérieur, une politique plus indépendante des États-Unis sur des questions telles que la question palestinienne, sans pour autant rompre avec Washington.

À court terme, l’action britannique devrait toutefois rester inscrite dans le cadre d’une coalition occidentale souple regroupant la Grande-Bretagne, la France, le Canada et plusieurs pays européens de taille moyenne ou petite. Elle devrait également prendre la forme de mesures nationales parallèles, sans nécessairement déboucher sur une politique européenne unifiée, notamment en raison de l’opposition de l’Allemagne.

L’évolution de cette dynamique dépendra principalement de deux variables : d’une part, la volonté de cette coalition d’étendre la portée de ses mesures du commerce des marchandises au financement, à l’investissement et aux entreprises liées à la colonisation ; d’autre part, la capacité de l’expansion de la colonisation israélienne, notamment à travers le projet E1, à susciter une pression politique intérieure suffisamment forte pour conduire à l’adoption de mesures punitives plus sévères à l’encontre d’Israël et inciter davantage de capitales européennes à se joindre à cette initiative.

En l’absence de ces deux conditions, la décision britannique restera un précédent politique important, mais ne constituera pas, à court terme, un moyen de pression suffisamment puissant pour modifier le calcul stratégique d’Israël. Il ne faut toutefois pas sous-estimer la portée de ce précédent ni sa capacité à prendre de l’ampleur sous la pression d’une opinion publique de plus en plus hostile aux politiques israéliennes dans les territoires palestiniens.

Notes

[1] Ed Miliband, “Foreign Secretary Oral Statement on Israel-Palestine”, Commonwealth & Development Office, Foreign, Commonwealth & Development Office, 8 septembre 2026, consulté le 9 septembre 2026, à l’adresse : https://acr.ps/hBy2t02.

[2] Ibid.

[3] Bibliothèque de la Chambre des communes, “UK Trade with Israeli Settlements in the Occupied Palestinian Territories: Government Statements and Guidance in 2026”, note d’information, 8 juillet 2026, consultée le 9 septembre 2026, à l’adresse : https://acr.ps/hBy2sJL.

[4] Cour internationale de justice, “Legal Consequences Arising from the Policies and Practices of Israel in the Occupied Palestinian Territory, including East Jerusalem”, avis consultatif, 19 juillet 2024, consulté le 9 septembre 2026, à l’adresse : https://acr.ps/hBy2scz.

[5] Miliband, art. cit.

[6] Ibid.

[7] Tim Barker, “Gaza effect sees Labour Lose Seats and Majorities in some Areas Collapse”, Sky News, 5 juillet 2024, https://acr.ps/hBy2sdx.

[8] Greg Miller et Steve Hendrix, “U.K. Prime Minister Starmer to Resign as Labour Party Seeks Reboot”, The Washington Post, 22 juin 2026, disponible à l’adresse : https://acr.ps/hBy2su8.

[9] “Why Britain is Getting a New Prime Minister without a General Election”, The Washington Post, 20 juillet 2026, disponible à l’adresse : https://acr.ps/hBy2t1k.

[10] Yashraj Sharma, “Andy Burnham, Apology for Labour Stance on Gaza: Is UK’s Position Shifting?” Al Jazeera, 10 juillet 2026, disponible à l’adresse : https://acr.ps/hBy2sdR.

[11] “Union Backing to Seal Labour Crown for Burnham”, BBC, 15 juillet 2026, disponible à l’adresse : https://acr.ps/hBy2t10.

[12] Miliband, art. cit.

[13] Alexander Cornwell, Elizabeth Piper et John Irish, “Israel to Close British consulate in East Jerusalem after UK, France and Canada Ban Imports from Settlements”, Reuters, 8 septembre 2026, consulté le 9 septembre 2026, disponible à l’adresse : https://acr.ps/hBy2scT.

[14] Ibid.

[15] Ministère des Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement, “Joint Foreign Ministers’ Statement on the Two-State Solution”, GOV.UK, 8 septembre 2026, consulté le 9 septembre 2026, à l’adresse : https://acr.ps/hBy2stu.