L’accord conclu entre Washington et Téhéran après plus de trois mois de guerre a mis au jour des divergences croissantes entre les États-Unis et Israël sur les objectifs du conflit et l’avenir des relations avec l’Iran. Si l’administration Trump voit dans le retour aux négociations le prolongement de sa stratégie militaire, le gouvernement de Benjamin Netanyahou considère que la guerre a été interrompue avant d’avoir atteint ses objectifs. Au-delà du dossier nucléaire, ce désaccord révèle deux visions concurrentes de l’ordre régional et pourrait redéfinir les équilibres de l’alliance américano-israélienne.
L’accord de cessez-le-feu conclu entre les États-Unis et l’Iran, qui a mis un terme à plus de trois mois d’affrontements, a mis en lumière les divergences croissantes entre Washington et Israël sur la conduite du dossier iranien. Ces désaccords sont apparus au grand jour à travers la campagne menée par les deux ministres les plus radicaux du gouvernement israélien, Itamar Ben-Gvir et Bezalel Smotrich, contre cet accord et, plus largement, contre la politique de l’administration du président Donald Trump. Le vice-président américain, JD Vance, leur a répondu dans des termes d’une rare fermeté. Il a déclaré que, s’il avait été membre du gouvernement israélien, il ne se serait pas avisé de « s’en prendre au seul allié puissant qui reste à Israël dans le monde », rappelant que « les deux tiers des armes qui ont protégé Israël ces derniers mois ont été fabriquées aux États-Unis et financées par les contribuables américains »[1].
Par leur tonalité inhabituelle, ces déclarations ont révélé l’ampleur du désaccord entre les deux alliés quant au bilan de la guerre et aux objectifs de la phase qui s’ouvre vis-à-vis de l’Iran. Pour l’administration américaine, cet accord constitue une étape nécessaire pour mettre un terme au conflit et relancer les négociations sur le programme nucléaire iranien. Israël, en revanche, y voit un compromis qui accorde à Téhéran d’importants avantages politiques et économiques sans garantir l’atteinte des objectifs ayant justifié le déclenchement de la guerre. Cette divergence publique soulève une question centrale : jusqu’où ce différend sur la question iranienne est-il susceptible d’affecter les relations entre Washington et Israël ?
Unité d’analyse politique de l’ACRPS
L’Unité d’analyse politique est un département du Arab Center for Research and Policy Studies (Doha) consacré à l’étude de l’actualité dans le monde arabe. Elle vise à produire des analyses pertinentes utiles au public, aux universitaires et aux décideurs politiques de la région et du reste du monde. En fonction des questions débattues, elle fait appel aux contributions de chercheurs et de spécialistes du ACRPS ou de l’extérieur. L’Unité d’analyse politique est responsable de l’édition de trois séries de publications scientifiques rigoureuses : Évaluation de situation, Analyse politique et Analyse de cas.
Des objectifs divergents entre guerre et négociation
Les États-Unis et Israël ont engagé leur offensive contre l’Iran avec des objectifs convergents, sans pour autant être identiques. Si les objectifs israéliens étaient clairement définis, ceux de Washington apparaissaient plus flous et moins cohérents[2]. Un mois après le début du conflit, Donald Trump a constaté que les hypothèses avancées par Israël pour convaincre son administration d’entrer en guerre ne s’étaient pas vérifiées. Elles reposaient sur l’idée que l’élimination des principaux responsables politiques, militaires et sécuritaires iraniens provoquerait un soulèvement populaire conduisant à l’effondrement du régime, ou, à défaut, à son affaiblissement décisif [3].
Or, la guerre, présentée comme une campagne brève, rapide et décisive, s’est installée dans la durée. À cela se sont ajoutées d’importantes conséquences politiques et économiques : la fermeture du détroit d’Ormuz, la hausse des prix de l’énergie et leurs répercussions sur l’économie américaine, à la veille d’élections de mi-mandat particulièrement sensibles. Dans ce contexte, Trump s’est résolu à privilégier une issue politique visant des objectifs plus réalistes, recentrés sur le programme nucléaire iranien, après avoir constaté que l’option militaire ne permettrait pas d’atteindre les ambitions initiales de la guerre.
C’est à ce moment que sont apparues les premières divergences avec le gouvernement israélien, qui entendait poursuivre le conflit jusqu’au renversement du régime iranien, un objectif que Benjamin Netanyahou défend depuis le début de sa carrière politique et diplomatique[4]. Depuis plus de quarante ans, il plaide en faveur de l’élimination du programme nucléaire iranien, en prônant d’abord un régime de sanctions économiques maximales, puis, si celles-ci s’avéraient insuffisantes, le recours à la force. C’est au nom de cette conviction qu’il s’est opposé à l’accord sur le nucléaire conclu entre l’administration de Barack Obama et l’Iran, allant jusqu’à provoquer une crise ouverte avec la Maison-Blanche. Cette confrontation a culminé avec son discours devant le Congrès américain, en 2015, au cours duquel il a dénoncé un accord qui, selon lui, ouvrait à l’Iran la voie vers l’acquisition de l’arme nucléaire[5].
Les objectifs de Netanyahou ne se limitaient pas au démantèlement du programme nucléaire iranien, à la réduction des capacités balistiques de Téhéran ou à l’affaiblissement de son réseau d’alliances régionales. Ils incluaient également le renversement du régime lui-même. À ses yeux, l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche constituait une occasion historique de concrétiser cette ambition. Il a ainsi cherché à tirer parti de l’engagement militaire américain aux côtés d’Israël, en février 2026, pour détruire non seulement les institutions du régime iranien, mais aussi les infrastructures économiques – notamment pétrolières – et administratives sur lesquelles repose son pouvoir.
Washington ne partageait toutefois pas cette stratégie. Une telle politique aurait entraîné une interruption durable des exportations pétrolières iraniennes, que le régime survive ou non, avec des conséquences majeures sur les marchés mondiaux de l’énergie. Elle comportait également le risque de voir Téhéran mettre à exécution ses menaces de frapper les installations énergétiques des pays du Golfe.
Le désaccord entre les États-Unis et Israël portait donc aussi sur le devenir du régime iranien. L’administration Trump privilégiait une évolution interne du régime et de ses orientations politiques, tout en préservant les structures de l’État, afin d’éviter un vide du pouvoir susceptible de plonger le pays dans le chaos, voire dans une guerre civile. Israël, à l’inverse, considérait que le renversement du régime devait être poursuivi, même au prix d’une telle déstabilisation.
Pendant la guerre comme après le cessez-le-feu, Israël s’est comporté, selon l’auteur, comme une puissance coloniale déterminée à remodeler la région en fonction de ses propres intérêts, sans égard pour les conséquences humaines. Son attitude témoignerait d’une volonté de s’affranchir des règles et des engagements internationaux, y compris lorsque ceux-ci entrent en contradiction avec ses objectifs stratégiques ou les intérêts de ses propres alliés.
Ainsi, lorsque Donald Trump a accepté le cessez-le-feu négocié par le Pakistan le 8 avril 2026, Benjamin Netanyahou aurait cherché à compromettre le processus diplomatique. Selon cette lecture, il aurait ordonné l’assassinat d’Ali Larijani, secrétaire général du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, qui conduisait les négociations lors du dernier cycle de pourparlers entre Washington et Téhéran avant le déclenchement de la guerre[6].
Dans le même esprit, avant l’expiration de l’ultimatum fixé par Trump concernant d’éventuelles frappes contre les installations énergétiques iraniennes, Netanyahou a ordonné, le 6 avril 2026, une attaque contre le complexe pétrochimique d’Asalouyeh, la plus importante installation du secteur en Iran, qui représente près de la moitié de la production pétrochimique du pays. Cette opération visait, selon l’auteur, à provoquer une riposte iranienne de grande ampleur afin de réduire les chances d’un cessez-le-feu et de signifier à Téhéran que la destruction de ses infrastructures stratégiques demeurait une option crédible [7].
Netanyahou a également refusé d’appliquer la première disposition de l’accord de trêve annoncé par le Premier ministre pakistanais le 7 avril 2026, qui prévoyait « la cessation immédiate des hostilités entre l’Iran, les États-Unis et leurs alliés ». Lors d’un entretien téléphonique avec Donald Trump, il avait assuré qu’il respecterait la trêve, tout en précisant que « le front libanais n’était pas concerné par les dispositions de l’accord [8]», alors même que l’inclusion du Liban constituait l’une des conditions posées par Téhéran pour accepter le cessez-le-feu.
Dans cette logique, dès l’entrée en vigueur de la trêve, le 8 avril, Israël a lancé plus d’une centaine de frappes contre Beyrouth et sa périphérie, causant des centaines de morts et de blessés. Selon l’auteur, cette même stratégie de remise en cause des efforts diplomatiques s’est à nouveau manifestée lors de l’annonce de l’accord conclu entre Washington et Téhéran le 18 juin 2026.
Le cœur du désaccord : l’après-guerre
Les divergences entre Washington et Israël ne portent pas uniquement sur les objectifs de la guerre contre l’Iran ; elles concernent également les moyens de les atteindre. Les États-Unis cherchaient avant tout à affaiblir les capacités militaires iraniennes afin de contraindre Téhéran à revenir à la table des négociations en position de faiblesse, tout en évitant un enlisement militaire ou une entreprise de changement de régime. Israël, au contraire, voyait dans cette guerre l’occasion de provoquer un bouleversement durable de l’équilibre régional en renversant le régime iranien et en démantelant son réseau d’alliances, conformément à l’ambition affichée de Benjamin Netanyahou de « changer le visage du Moyen-Orient ».
Les résultats du conflit ont conduit les deux alliés à des lectures profondément différentes. Pour l’administration américaine, les frappes militaires, combinées au blocus économique et aux menaces directes, avaient atteint leur objectif : contraindre l’Iran à reprendre les négociations. Dans cette perspective, le passage à une solution politique ne constituait pas un renoncement aux acquis militaires, mais le moyen de les consolider.
Israël a, au contraire, considéré l’accord comme une interruption prématurée de la guerre, avant même que ses objectifs stratégiques n’aient été atteints. Le texte ne prévoit ni le démantèlement complet du programme nucléaire iranien, ni l’interdiction définitive de l’enrichissement d’uranium. Il ne traite pas davantage du programme iranien de missiles balistiques ni du réseau d’alliances régionales que l’État hébreu considère comme l’un des principaux instruments de la puissance iranienne.
Cette différence d’approche s’explique également par les priorités stratégiques de Donald Trump. Celui-ci n’appréhende pas l’accord sous l’angle de la recomposition des équilibres régionaux, mais à travers le coût de l’engagement américain au Moyen-Orient. Depuis le début de son second mandat, il s’efforce de se présenter comme un président qui met un terme aux guerres plutôt que de les déclencher, tout en réorientant les ressources américaines vers d’autres priorités stratégiques, au premier rang desquelles figure la rivalité avec la Chine.
Dans cette logique, l’accord avec l’Iran s’inscrit dans une stratégie plus large de maîtrise de la menace iranienne, plutôt que dans une volonté de renverser le régime ou de s’engager dans une confrontation ouverte avec Téhéran. La poursuite de la guerre comporterait, aux yeux de l’administration américaine, des risques économiques majeurs : déstabilisation des marchés de l’énergie, épuisement des capacités militaires américaines et détournement de ressources devenues essentielles à un moment où les espaces indo-pacifiques occupent une place croissante dans la stratégie de sécurité des États-Unis.
Ainsi, pour Donald Trump et son administration, cette orientation est conforme au principe de l’« America First ». Elle traduit le refus de laisser les États-Unis s’engager dans une guerre menée avant tout au service des intérêts israéliens, qui ne coïncident pas nécessairement avec les leurs.
C’est là que réside le principal point de désaccord entre Trump et Netanyahou. Ce dernier estime que la guerre a offert une occasion historique de remodeler durablement l’environnement stratégique d’Israël. À ses yeux, revenir à la négociation avant d’avoir réglé les questions fondamentales revient à offrir à l’Iran le temps nécessaire pour reconstituer ses capacités militaires et restaurer une partie de son influence régionale.
Dès lors, l’opposition israélienne ne porte pas uniquement sur les dispositions de l’accord lui-même, mais sur le postulat qui le sous-tend : la conviction qu’un compromis négocié pourrait conduire l’Iran, dans un délai de soixante jours, à accepter des concessions suffisantes pour mettre un terme à son programme nucléaire, alors même que, selon les autorités israéliennes, la guerre aurait déjà permis d’en neutraliser l’essentiel.
Les principaux points de désaccord
L’opposition d’Israël au processus de négociation est ancienne et de nature essentiellement politique. Ses critiques à l’égard de l’accord se concentrent sur deux points principaux.
Le premier concerne le report à des négociations ultérieures des questions jugées essentielles relatives au programme nucléaire iranien. Du point de vue israélien, l’accord ne précise pas le devenir des stocks d’uranium hautement enrichi et ne prévoit aucun engagement explicite en faveur de la fermeture et du démantèlement des principales installations nucléaires iraniennes, notamment celles d’Ispahan, de Natanz et de Fordo. Il ne prive pas davantage l’Iran de sa capacité à poursuivre l’enrichissement de l’uranium. Selon l’auteur, ces arguments relèvent toutefois en partie de la rhétorique politique : l’objection fondamentale d’Israël ne porte pas tant sur les dispositions de l’accord que sur le principe même de l’arrêt des hostilités et du retour aux négociations.
Israël redoute que les discussions actuellement menées en Suisse entre Washington et Téhéran ne débouchent sur une nouvelle version de l’accord nucléaire de 2015, autrement dit sur un compromis qui limiterait temporairement le programme nucléaire iranien sans y mettre définitivement un terme. L’administration américaine considère, à l’inverse, que ces questions ne peuvent être réglées qu’au terme d’un processus de négociation long et complexe et que l’alternative serait une reprise des hostilités. Le désaccord ne porte donc pas sur l’objectif final – empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire –, mais sur les moyens d’y parvenir.
Le second point de désaccord concerne la dimension régionale de l’accord, en particulier la disposition prévoyant la cessation des opérations militaires sur l’ensemble des fronts, y compris au Liban. Washington estimait que l’inclusion du Liban dans un cessez-le-feu global était indispensable pour préserver l’accord et favoriser une stabilisation régionale, sans pour autant exiger le retrait des forces israéliennes des territoires libanais qu’elles occupent. Les États-Unis continuent par ailleurs de défendre le démantèlement de la présence armée du Hezbollah.
Israël, de son côté, s’est empressé d’affirmer qu’il ne se considérait pas lié par les dispositions relatives au Liban figurant dans l’accord conclu entre Washington et Téhéran. Cette position traduit sa volonté de conserver une totale liberté d’action militaire contre le Hezbollah et de maintenir sa présence dans les zones conquises au cours de la guerre.
Au-delà de la seule question nucléaire, cette divergence révèle deux conceptions différentes de l’ordre régional. Les États-Unis privilégient une approche globale, consistant à inscrire les différents dossiers dans un cadre de règlement d’ensemble. Israël, au contraire, entend les traiter séparément afin de préserver sa liberté d’action militaire et de continuer à intervenir, selon ses propres priorités, sur les différents théâtres régionaux. Selon l’auteur, cette stratégie s’inscrit dans la continuité de la politique suivie par Israël depuis plusieurs années.
Ce débat intervient dans un contexte de recul du soutien à Israël au sein de l’opinion publique américaine. Les sondages réalisés au cours des deux dernières années montrent une érosion sensible de ce soutien, qui touche désormais non seulement la majorité des électeurs démocrates, mais aussi une part non négligeable de l’électorat républicain. Une évolution qui constitue, selon l’auteur, un motif d’inquiétude croissant pour les dirigeants israéliens.
Les limites et les perspectives du différend
Malgré la virulence des critiques israéliennes à l’égard de l’accord, il est encore prématuré de parler d’une crise stratégique entre Washington et Tel-Aviv. Les deux alliés continuent en effet de partager les mêmes objectifs fondamentaux : empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire et contenir son influence régionale. Israël demeure par ailleurs largement tributaire du soutien militaire, diplomatique et politique des États-Unis et poursuit ses opérations à Gaza, au Liban et dans le sud de la Syrie comme dans autant de théâtres relevant de sa sphère d’influence.
Un autre élément mérite d’être souligné : l’absence quasi totale du facteur arabe. Aucun État arabe ne semble chercher à tirer parti de ces divergences entre Washington et Israël. Quant aux pays ayant normalisé leurs relations avec l’État hébreu, ils paraissent tout aussi peu enclins à réagir, tant au différend entre les deux alliés qu’à la politique israélienne au Liban et à Gaza.
Le désaccord actuel pourrait néanmoins révéler un écart croissant entre les priorités stratégiques des deux partenaires. L’administration américaine semble désormais privilégier la désescalade des conflits et la gestion de la rivalité avec les grandes puissances, tandis qu’Israël entend exploiter la conjoncture pour remodeler durablement son environnement régional.
Ces divergences pourraient s’accentuer à mesure que progresseront les négociations entre Washington et Téhéran, notamment si les États-Unis se montrent disposés à consentir de nouvelles concessions sur les volets économique ou nucléaire afin de stabiliser leurs relations avec l’Iran. Israël chercherait alors à mobiliser ses relais politiques et sécuritaires pour empêcher l’administration américaine d’aller trop loin dans cette logique de compromis.
À ces divergences stratégiques s’ajoutent enfin des considérations de politique intérieure. Les deux dirigeants abordent une échéance électorale décisive à l’automne. Donald Trump redoute qu’une prolongation de la guerre, avec ses conséquences sur les marchés mondiaux de l’énergie et la hausse des prix, ne compromette les chances des républicains lors des élections de mi-mandat prévues en novembre 2026. Une victoire démocrate dans l’une ou l’autre chambre du Congrès pourrait en outre ouvrir la voie à une nouvelle procédure de destitution.
À l’inverse, l’avenir politique de Benjamin Netanyahou semble étroitement lié à la poursuite du conflit. Une défaite lors des élections attendues en octobre 2026 mettrait probablement un terme à sa carrière politique et le laisserait exposé aux procédures judiciaires engagées contre lui dans les affaires de corruption.
Conclusion
Le différend entre Donald Trump et Benjamin Netanyahou au sujet de l’accord avec l’Iran traduit moins une divergence sur la nature de la menace iranienne qu’une appréciation différente des résultats de la guerre et des priorités de l’après-conflit. L’administration américaine considère que son objectif principal a été atteint dès lors que l’Iran a accepté de revenir à la table des négociations. Israël estime, au contraire, que la guerre a été interrompue avant d’avoir permis d’atteindre ses objectifs stratégiques.
L’évolution des relations américano-israéliennes sur le dossier iranien dépendra donc largement de l’issue des négociations actuellement en cours en Suisse. Si Washington obtient de Téhéran des concessions substantielles sur son programme nucléaire, les tensions entre les deux alliés pourraient s’atténuer. En revanche, si l’accord débouche sur un règlement accordant à l’Iran des contreparties économiques et politiques sans imposer de restrictions durables à son programme nucléaire, le différend risque de s’approfondir et de faire du dossier iranien l’un des principaux sujets de friction au sein de l’alliance entre les États-Unis et Israël dans les années à venir.l, 7 avril 2026, consulté le 22 juin 2026. URL : https://acr.ps/hBxMwjl.
Notes
[1] « فانس يهاجم وزراء إسرائيليين رفضوا “اتفاق إيران”: لم يبقَ لكم حليف في العالم سوى ترامب وأمنكم من أموالنا » (« Vance attaque des ministres israéliens opposés à l’accord avec l’Iran : “Il ne vous reste plus qu’un seul allié dans le monde, Trump, et votre sécurité dépend de notre argent” »), Al-Araby Al-Jadeed, 19 juin 2026, consulté le 22 juin 2026. URL : https://acr.ps/hBybGMa
[2] ] Voir : « الحرب الإسرائيلية – الأميركية على إيران: خلفياتها وأهدافها » (« La guerre israélo-américaine contre l’Iran : origines et objectifs »), ACRPS, 4 mars 2026, consulté le 22 juin 2026. URL : https://acr.ps/hBxNLTZ
[3] Voir : « الحرب الإسرائيلية – الأميركية على إيران: خلفياتها وأهدافها » (« La guerre israélo-américaine contre l’Iran : origines et objectifs »), ACRPS, 4 mars 2026, consulté le 22 juin 2026. URL : https://acr.ps/hBxNLTZ
[4] Voir : « الحرب على إيران بوصفها حربًا إسرائيلية ودور نتنياهو » (« La guerre contre l’Iran comme guerre israélienne et le rôle de Benjamin Netanyahou »), ACRPS, 9 mars 2026, consulté le 22 juin 2026. URL : https://acr.ps/1L9B9W8
[5] « Watch and Read: Netanyahu’s Full Speech to Congress », The Times of Israel, 3 mars 2015, consulté le 22 juin 2026. URL : https://acr.ps/1L9B9Uu
[6] Voir : « الحرب على إيران بوصفها حربًا إسرائيلية ودور نتنياهو » (« La guerre contre l’Iran comme guerre israélienne et le rôle de Benjamin Netanyahou »), ACRPS, op.cit.
[7] Dov Lieber, « Israel Strikes Iran’s Largest Petrochemical Facility, Defense Minister Says », The Wall Street Journal, 6 avril 2026, consulté le 22 juin 2026. URL : https://acr.ps/hBxNLNv
[8] Alexander Ward et Michael Amon, « Israel Says Cease-Fire Doesn’t Extend to its Invasion of Lebanon », Journal, 7 avril 2026, consulté le 22 juin 2026. URL : https://acr.ps/hBxMwjl