Le cessez-le-feu de dix jours annoncé par Washington entre Israël et le Liban intervient dans un contexte d’escalade régionale liée à la guerre contre l’Iran. Présenté comme le résultat de négociations directes inédites, l’accord révèle surtout une recomposition des rapports de force sur le terrain libanais. Entre poursuite des opérations israéliennes, pressions américaines et repositionnement du Hezbollah, le Liban se retrouve au centre d’un équilibre instable, dont les termes continuent de se définir bien au-delà de ses propres institutions.
À la suite d’un cessez-le-feu temporaire conclu entre les États-Unis et l’Iran, le président américain Donald Trump a annoncé, le 16 avril 2026, une trêve de dix jours pour le Liban, appelée à entrer en vigueur dès le lendemain[1]. L’accord initial, négocié entre Washington et Téhéran sous médiation pakistanaise, incluait pourtant Liban dans le dispositif d’apaisement régional[2]. Les États-Unis et Israël sont toutefois rapidement revenus sur ce point, dissociant explicitement le front libanais de la dynamique de désescalade engagée avec l’Iran.
Washington a alors engagé des discussions directes entre le Liban et Israël. Une première réunion, tenue au niveau des ambassadeurs au Département d’État, a précédé de deux jours l’annonce officielle de la trêve entre le Hezbollah et Israël. Ce chevauchement des séquences diplomatiques et militaires a brouillé la lecture de l’accord, suggérant un processus où la désescalade apparaît indissociable des négociations politiques qui l’encadrent.
Ce double mouvement – militaire et diplomatique – s’inscrit dans une reconfiguration plus large du conflit libanais. Il articule, d’une part, l’intensification des affrontements liée à la guerre régionale autour de l’Iran et, d’autre part, la tentative d’instaurer un cadre de négociation directe entre Beyrouth et Tel-Aviv sous médiation américaine. Le Liban apparaît ainsi comme un espace central de redéfinition des équilibres régionaux, à l’intersection des logiques de guerre, de pression diplomatique et de recomposition interne.
Cette dynamique pose, en creux, la question de la capacité du Liban à préserver une autonomie stratégique, alors que les logiques de guerre et de négociation tendent à se structurer autour de son territoire plutôt qu’à partir de ses propres choix.
Unité d’analyse politique de l’ACRPS
L’Unité d’analyse politique est un département du Arab Center for Research and Policy Studies (Doha) consacré à l’étude de l’actualité dans le monde arabe. Elle vise à produire des analyses pertinentes utiles au public, aux universitaires et aux décideurs politiques de la région et du reste du monde. En fonction des questions débattues, elle fait appel aux contributions de chercheurs et de spécialistes du ACRPS ou de l’extérieur. L’Unité d’analyse politique est responsable de l’édition de trois séries de publications scientifiques rigoureuses : Évaluation de situation, Analyse politique et Analyse de cas.
Le Liban dans la guerre contre l’Iran
Deux jours après l’agression américano-israélienne contre l’Iran, le 28 février 2026, le Hezbollah est entré dans le conflit. À l’aube du 2 mars 2026, il a lancé une salve de roquettes depuis le sud du Liban vers le site de défense antimissile de Mishmar HaCarmel, au sud de Haïfa. Dans un communiqué écrit, le mouvement a revendiqué cette attaque comme une riposte à l’assassinat de l’ayatollah Ali Khamenei et comme une action menée « en défense du Liban et de son peuple »[3].
Cette opération marque le premier tir de roquettes du Hezbollah contre Israël depuis quinze mois, malgré la poursuite des frappes israéliennes quasi continues à son encontre durant cette période. Si l’entrée en guerre du Hezbollah s’inscrit dans une logique de solidarité affichée avec l’Iran, elle répond également à une stratégie visant à reconfigurer l’équilibre de dissuasion établi par Israël après l’accord de cessez-le-feu du 27 novembre 2024.
Dans l’intervalle, Israël a violé de manière systématique et unilatérale cet accord, menant des centaines de frappes contre des positions du Hezbollah. Ces opérations ont causé la mort d’environ 500 combattants et commandants de terrain, parmi lesquels Haytham Ali Tabatabai, chef d’état-major du parti et membre de son Conseil du Jihad[4]. Cette situation s’inscrit dans un contexte de contraintes et d’affaiblissement pour le mouvement. D’une part, Hezbollah est tenu par des considérations internes liées à l’équilibre politique libanais ; d’autre part, il subit les effets cumulés des pertes enregistrées sur son front de soutien durant la guerre à Gaza. Il cherche à préserver, voire à reconstituer, ce qui reste de sa capacité militaire et de sa « légitimité symbolique », alors même que plusieurs de ses figures majeures ont été éliminées, à commencer par son ancien secrétaire général Hassan Nasrallah.
Alors qu’il poursuit ses frappes contre des positions et infrastructures associées au Hezbollah, Israël continue d’exercer, en coordination avec les États-Unis, une pression sur les autorités libanaises, en particulier sur le président Joseph Aoun et le gouvernement dirigé par Nawaf Salam, depuis le début de l’année 2025. Cette dynamique vise à renforcer le rôle de l’État, notamment de l’armée libanaise, dans la question du contrôle des armes sur le territoire, ce qui s’est traduit récemment par une décision gouvernementale interdisant la branche militaire du Hezbollah. Ainsi, lors d’une séance tenue le 7 août 2025, le gouvernement a approuvé une proposition de l’envoyé américain Nomas Barrack visant à consolider le cessez-le-feu du 27 novembre 2024 entre le Liban et Israël, incluant un calendrier explicite de désarmement du Hezbollah[5].
Le gouvernement libanais, quelques heures après l’attaque du 2 mars 2026, convoque une réunion d’urgence présidée par le président Aoun. Il y réaffirme le monopole de l’État sur les décisions de guerre et de paix, tout en rejetant toute action militaire lancée depuis le territoire libanais. Cette décision appelle également à l’interdiction immédiate des activités sécuritaires et militaires du Hezbollah[6].
En amont de cette réunion, le président Aoun avait qualifié l’initiative du Hezbollah d’« imprudente », estimant qu’elle exposait le Liban à un risque d’embrasement régional. Cette position est reprise par le Premier ministre Nawaf Salam, qui réaffirme la nécessité de protéger la population libanaise face aux dynamiques de guerre en cours[7].
Agression israélienne
Israël continue de violer l’accord de cessez-le-feu de novembre 2024 et exploite les attaques du Hezbollah comme justification d’une offensive à grande échelle contre le Liban. Dans ce cadre, l’armée israélienne mobilise environ cinq divisions militaires, avec un objectif clairement affiché : occuper la zone comprise entre la frontière et le fleuve Litani, et en expulser durablement le Hezbollah[8].
Israël avait déjà averti à plusieurs reprises que, si le gouvernement libanais ne procédait pas lui-même au désarmement du Hezbollah et à son retrait au sud du Litani, il s’en chargerait directement. Cette logique de substitution militaire structure désormais son intervention.
Face à aux ripostes du Hezbollah – qui conserve des capacités de combat significatives malgré plus de deux années de frappes continues – Israël adopte une stratégie de transposition du modèle appliqué à Gaza. Des zones entières situées au sud du Litani sont déclarées inhabitables. Plus d’un million de Libanais sont déplacés, tandis que des villages entiers sont détruits. Les bombardements s’étendent également à la banlieue sud de Beyrouth, à la vallée de la Bekaa et à d’autres régions du pays, visant non seulement les infrastructures militaires du Hezbollah, mais aussi ses réseaux financiers, sociaux et éducatifs.
Le 9 mars 2026, le président Joseph Aoun présente une initiative visant à mettre fin à la guerre. Celle-ci repose sur un principe central : un cessez-le-feu global comme condition préalable à toute négociation. Le plan prévoit le retrait des forces israéliennes du territoire libanais, ainsi que le redéploiement de l’armée libanaise le long de la frontière internationale. L’objectif affiché est double : permettre à l’État de réaffirmer son autorité dans le sud du pays et traiter la question des armes échappant à son contrôle.
En contrepartie, le Liban propose l’ouverture de négociations directes avec Israël sous l’égide de la communauté internationale, afin d’aboutir à des accords de sécurité durables et de mettre fin à l’état de conflit entre les deux pays[9]. Israël rejette cependant cette proposition et poursuit ses opérations militaires dans la logique de ses objectifs stratégiques. Dans ce type de configuration, les initiatives formulées depuis une position de faiblesse – surtout lorsqu’elles impliquent des concessions sans garanties réciproques – tendent à être ignorées par la partie la plus forte, qui privilégie une dynamique de pression progressive.
Parallèlement, la guerre produit des lignes de fracture internes au Liban. Une partie des médias adopte des positions allant au-delà de la simple critique du Hezbollah. Certains discours imputent l’entière responsabilité du conflit au mouvement, tout en exonérant Israël de son rôle dans l’escalade. D’autres vont jusqu’à appeler à une normalisation complète, voire à une alliance avec Israël. Ces prises de position traduisent non seulement une divergence politique sur l’entrée en guerre du Hezbollah début mars, mais aussi une fracture plus profonde, politique, psychologique et culturelle, rappelant des registres discursifs associés à la guerre civile libanaise.
Après 45 jours d’affrontements intenses, Israël échoue à occuper entièrement le sud de la région du Litani. Sous la pression des États-Unis, il accepte finalement un cessez-le-feu, tout en conservant une zone tampon de sécurité, dite « ligne jaune », inspirée des dispositifs utilisés à Gaza. Dans le même mouvement, des négociations directes s’ouvrent avec le gouvernement libanais, dans l’objectif de dissocier le théâtre libanais du front iranien.
Ce processus s’inscrit dans une perspective plus large : celle de l’ouverture d’un accord de paix entre le Liban et Israël, dans le cadre des efforts de Donald Trump visant à étendre les Accords d’Abraham initiés lors de son premier mandat. Le Liban est envisagé comme le premier pays susceptible d’y adhérer durant son second mandat.
Négociations à Washington
La réunion des ambassadeurs, tenue à Washington le 14 avril 2026, marque la première reprise de négociations directes entre Israël et le Liban depuis celles menées en 1993 dans le cadre de la Conférence de paix de Madrid sur le Moyen-Orient.
Peu avant l’annonce par Donald Trump d’un accord de cessez-le-feu au Liban, le département d’État américain publie le texte intégral du protocole d’accord conclu entre les délégations libanaise et israélienne. Celui-ci prévoit une cessation des hostilités à partir du 16 avril 2026, « afin de créer les conditions nécessaires à des négociations de bonne foi en vue d’une paix et d’une sécurité durables »[10].
Le document précise également qu’Israël conserve le droit de prendre « toutes les mesures nécessaires en légitime défense », à tout moment, contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours. En contrepartie, il s’engage à ne pas mener d’opérations militaires offensives contre des cibles libanaises (civiles, militaires ou étatiques) sur le territoire libanais, que ce soit par voie terrestre, aérienne ou maritime.
Le mémorandum ajoute qu’à la suite de l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, le gouvernement libanais, avec le soutien international, devra prendre des mesures concrètes pour empêcher le Hezbollah et tout autre groupe armé non étatique présent sur son territoire de mener des attaques ou des activités hostiles contre des cibles israéliennes.
Dans ce contexte, Donald Trump annonce officiellement un cessez-le-feu de dix jours au Liban. Dans un message publié sur Truth Social, il indique avoir mandaté son vice-président JD Vance, le secrétaire d’État Marco Rubio et le chef d’état-major interarmées Dan Caine pour « travailler avec Israël et le Liban afin de parvenir à une paix durable ». Il précise également son intention d’inviter le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président Joseph Aoun à la Maison-Blanche pour des discussions qualifiées de « premières négociations sérieuses entre Israël et le Liban depuis 1983[11] ».
Cette référence renvoie aux négociations ayant conduit à l’accord du 17 mai 1983 entre Israël et le Liban, finalement avorté en raison de l’opposition syrienne et du rejet de plusieurs forces politiques libanaises influentes, qui y voyaient un acte de capitulation dans un contexte d’occupation israélienne directe du territoire libanais, y compris de la capitale.
Le Hezbollah rejette les résultats des négociations de Washington, qu’il qualifie de concessions unilatérales en faveur d’Israël. Le mouvement insiste sur le fait que toute désescalade ne doit pas accorder à Israël une « liberté d’action » sur le territoire libanais et affirme que la poursuite de la présence militaire israélienne justifie le maintien du « droit à la résistance[12] ». Tout en respectant formellement le cessez-le-feu, le Hezbollah considère que l’accord ne résulte pas des négociations directes entre Beyrouth et Tel-Aviv, mais de deux facteurs extérieurs : d’une part la résilience de ses combattants dans le sud du Liban, et d’autre part la pression exercée par l’Iran sur les États-Unis à travers la fermeture du détroit d’Ormuz. Cette lecture met en évidence un profond désaccord entre les acteurs libanais quant à l’origine et à la nature même du processus de désescalade.
Les plans israéliens pour le sud
En Israël, l’annonce du cessez-le-feu suscite des réactions contrastées et une opposition significative. Si le Premier ministre Benjamin Netanyahu salue l’accord comme une opportunité diplomatique, il insiste simultanément sur le fait que les objectifs militaires de la campagne ne sont pas encore atteints. L’armée israélienne annonce le 18 avril la mise en place d’une « ligne jaune » dans le sud du Liban, accompagnée de la déclaration selon laquelle toute personne s’en approchant pourra être prise pour cible[13].
Cette approche traduit une interprétation extensive du cessez-le-feu, dans laquelle Israël conserve une large marge de manœuvre opérationnelle contre le Hezbollah, y compris après l’entrée en vigueur de la trêve. Elle s’inscrit plus largement dans une stratégie visant à redéfinir en profondeur l’environnement sécuritaire du sud du Liban, et potentiellement sa structure démographique. Des informations font d’ailleurs état de projets israéliens envisageant des transformations touchant environ 55 localités situées dans une bande de 4 à 10 kilomètres le long de la frontière, dont les habitants seraient empêchés de regagner leurs domiciles[14]. Parallèlement, Israël projette la constitution d’une zone tampon élargie, susceptible de s’étendre au-delà du territoire libanais, en direction de la frontière syrienne, dans une logique de continuité stratégique régionale.
Malgré la formalisation du cessez-le-feu, les opérations militaires se poursuivent sur le terrain. Israël les justifie par la notion de « menace imminente », estimant que toute présence suspecte dans les zones concernées relève d’une légitime défense. Dans les faits, cette doctrine rend la trêve difficilement distinguable de la situation antérieure, dans la mesure où elle repose sur des interprétations unilatérales des conditions d’application de l’accord[15].
Israël confirme par ailleurs le maintien de ses forces dans les zones occupées du sud du Liban pendant la période de cessez-le-feu. Ces espaces sont explicitement définis comme « interdits » au Hezbollah, dans une logique de contrôle territorial durable.
Dans ce cadre, une partie des populations locales est perçue par les autorités israéliennes comme intrinsèquement liée au Hezbollah, et donc comme un obstacle structurel à la consolidation de ce dispositif sécuritaire.
Conclusion
Le Liban se trouve confronté à une alternative particulièrement contrainte. D’un côté, la poursuite d’une offensive israélienne justifiée par l’objectif de désarmement du Hezbollah ; de l’autre, le risque d’une déstabilisation interne majeure sous l’effet des pressions combinées régionales et internationales.
Cette situation rend nécessaire l’ouverture d’un dialogue national urgent, afin de limiter l’instrumentalisation des divisions internes et de préserver une cohérence politique minimale face aux dynamiques extérieures.
Le Hezbollah reconnaît certaines limites et se dit disposé à coopérer avec les autorités libanaises dans le cadre d’une stratégie fondée sur la souveraineté nationale, la prévention de la sédition et la mobilisation des capacités de force au sein d’une stratégie de sécurité nationale[16].
Reste que cette évolution s’inscrit dans un environnement où les marges de manœuvre libanaises demeurent fortement contraintes, entre pressions extérieures, dynamiques régionales et fragmentation interne. La question centrale demeure dès lors celle de la capacité de l’État libanais à reprendre l’initiative politique face à des logiques de guerre et de négociation qui continuent, pour l’essentiel, de se jouer au-delà de lui.
Notes
[1] Barak Ravid & Dave Lawler, “Trump Announces 10-day Ceasefire between Israel and Lebanon”, Axios, 16/4/2026, consulté le 21/4/2026, à l’adresse : https://acr.ps/hBxNM8b
[2] “Shehbaz Sharif”, X, 8/4/2026, consulté le 21/4/2026, à l’adresse : https://acr.ps/hBxNMkK
[3] “In Response to Israeli Aggression, the Islamic Resistance Targets the Enemy Army’s Mishmar HaCarmel Missile Defence Site”, Al-Manar, 2/3/2026, consulté le 21/4/2026, à l’adresse : https://acr.ps/1L9B9Vq
[4] “Hezbollah’s ‘second man’… Who was Tabatabai, assassinated in an Israeli airstrike on Beirut’s Southern Suburbs?”, Al-Araby Al-Jadeed, 23/11/2025, consulté le 21/4/2026, à l’adresse : https://acr.ps/hBxNMxj
[5] “Le Liban cherche à instaurer un monopole d’État sur les armes : implications politiques et sécuritaires”, Évaluation de la situation, ACRPS, 13/8/2025, consulté le 21/4/2026, à l’adresse : https://acr.ps/hBy1CJB
[6] “Le Liban interdit les activités militaires du Hezbollah et exige qu’il rende ses armes”, Al Jazeera Net, 2/3/2026, consulté le 21/4/2026, à l’adresse : https://acr.ps/1L9B9DF
[7] “Nawaf Salam met en garde contre un ‘aventurisme imprudent’”, Arabian Week, consulté le 21/4/2026, à l’adresse : https://acr.ps/1L9B9XM
[8] “‘Like Gaza’: Israel plans a ‘massive’ ground invasion of southern Lebanon to eliminate Hezbollah”, The Times of Israel, 14/3/2026, consulté le 21/4/2026, à l’adresse : https://acr.ps/hBxNMhv
[9] “Aoun launches initiative calling for direct negotiations with Israel”, Al-Akhbar, 9/3/2026, consulté le 21/4/2026, à l’adresse : https://acr.ps/1L9B9i9
[10] “Cessation of hostilities for ten days to allow peace negotiations between Israel and Lebanon”, Bureau du porte-parole, Département d’État américain, 16/4/2026, consulté le 21/4/2026, à l’adresse : https://acr.ps/hBy1CNi
[11] “Trump: 10-day ceasefire between Lebanon and Israel includes Hezbollah”, Al-Araby Al-Jadeed, 16/4/2026, consulté le 21/4/2026, à l’adresse : https://acr.ps/hBxNM4W
[12] “Aoun outlines Lebanon’s position on negotiations with Israel… and Hezbollah keeps its finger on the trigger”, Al-Araby Al-Jadeed, 17/4/2026, consulté le 21/4/2026, à l’adresse : https://acr.ps/hBxNMDN
[13] “L’armée israélienne affirme avoir établi une ‘ligne jaune’ au Liban, comme à Gaza”, Le Monde, 28/4/2026, consulté le 21/4/2026, à l’adresse : https://acr.ps/hBxNMnZ
[14] “Through an interactive map… What are the limits of the ‘yellow line’ in southern Lebanon?”, Al Jazeera, 18/4/2026, consulté le 21/4/2026, à l’adresse : https://acr.ps/hBxNMAy
[15] “5 questions about the Lebanese truce: stages and consequences”, Al Jazeera, 17/4/2026, consulté le 21/4/2026, à l’adresse : https://acr.ps/hBxNLVC
[16] “Sheikh Qassem: the battlefield has proven decisive, and the next stage is implementing the five points”, Saba Net, 18/4/2026, consulté le 21/4/2026, à l’adresse : https://acr.ps/hBy1CQZ